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Libération de Djibrill Bassolé et de Gilbert Diendéré: «Ce ne sont pas les commerçants qui les ont enfermés, donc ils n’ont pas à s’immiscer dans les affaires de la justice»

Le présidium lors de la conférence de presse

Le Regroupement des structures syndicales et associatives des commerçants du Burkina a dénoncé mardi lors d’une conférence de presse, ce qu’il qualifie de «manœuvres politiciennes» de certaines structures dites de commerçants qui exigent la libération des généraux, Gilbert Diendéré et Djibrill Bassolé. Tout en se démarquant de ces structures, les conférenciers ont invité les autorités à se réveiller, car le Burkina Faso n’est pas une «boîte de nuit où chacun vient faire ce qu’il veut».

Les commerçants sont sortis nombreux pour dénoncer les structures qui veulent la libération des deux généraux

La semaine dernière, des commerçants se réclamant du Centre ont lors d’une conférence de presse, exigé la libération des deux généraux, Djibrill Bassolé et Gilbert Diendéré. Cette sortie médiatique n’est rien d’autre de l’avis du vice-président de l’organisation nationale des commerçants du Burkina (ONACOM) qu’une manœuvre politicienne qui ne vise que la déstabilisation du Burkina. «Ce ne sont pas les commerçants qui ont enfermé les deux généraux, ce ne sont pas eux qui ont demandé à Gilbert Diendéré de faire le putsch, donc ils n’ont pas à s’immiscer dans les affaires de la justice en exigeant leur libération», a fustigé Moussa Dabo.

Mahamadou Sanfo, SG de l’ONACOM

Pendant le putsch, dit-il, les commerçants ont subi beaucoup de perte. Alors que justice n’est même pas encore rendue, argumente M. Dabo, «ces soi-disant» commerçants exigent la libération de ceux-là même qui ont été à la base des pertes en vies humaines et économiques. «Ce ne sont pas des commerçants, ils ont juste porté l’habit des vrais commerçants pour salir leur nom», a-t-il tangué.

Le vice-président de l’Organisation nationale des commerçants, Moussa Dabo, membre du RSSAC-BF

A l’entendre, il faut que ces «soi-disant» commerçants se trouvent un travail au lieu d’aller mendier. «S’ils n’ont pas de travail, on peut leur trouver des hangars au marché pour qu’ils travaillent au lieu d’aller prendre l’argent et sortir parler au hasard», a-t-il dit.

Le Burkina a fait face ces derniers temps à des crises de tous ordres. Incendies à répétition dans les marchés, actes de terrorisme, braquages des postes de sécurité… Chose curieuse, a noté le secrétaire général de la l’ONACOM, Mahamadou Sanfo, les dégâts subis par les commerçants n’ont pas ébranlé ces structures «tapis dans l’ombre», car elles n’ont montré aucun signe de compassion ou de soutien aux commerçants qui ont tout perdu. «Tout ce qu’elles ont trouvé à faire aujourd’hui, c’est de s’ingérer dans les affaires judiciaires», a-t-il dénoncé.

Tout en se démarquant de ces structures qui n’ont pour seuls objectifs que la déstabilisation du Burkina, Moussa Dabo a invité le gouvernement à sortir de son mutisme. «Les autorités doivent se réveiller car le pays n’est pas une boîte de nuit où chacun vient faire ce qu’il veut», a-t-il soutenu.

Madina Belemviré

 

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