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Liberté provisoire pour le colonel Auguste Denise Barry: en attendant la clé de l’énigme

Le colonel Auguste Denise Barry a bénéficié ce mardi 28 août 2018 d’une liberté provisoire, après 8 mois de détention pour une affaire de complot: «complot et incitation à la commission d’acte contraire à la discipline et au devoir». Un complot dont les autorités n’ont pas encore démontré de manière tangible la réalité. Seul donc un procès éclairera les lanternes des dubitatifs.

Le colonel Denise Barry a bénéficié d’une liberté provisoire

Ce dont on est sûr, c’est que plus d’un Burkinabè réclamait sa libération en attendant que tout soit prêt pour son jugement. Le souci des adeptes de sa libération n’était rien d’autre que de préserver la paix et d’éviter d’enfreindre à ses droits et d’exacerber les rancœurs. Heureusement, les autorités judiciaires n’ont pas eu la sourde oreille. Preuve que ce qu’elles recherchent, c’est la manifestation de la vérité et le respect des lois. Tant mieux.

En rappel, les conditions de l’arrestation du colonel, ex-ministre de la Sécurité, étaient floues, selon une partie de la population. Si le résumé des multiples avis sur l’arrestation du colonel laisse penser à un simple habillage pour écarter une personnalité qui irritait de plus en plus l’appareil sécuritaire du Burkina, d’autres confidences parlent de règlements de comptes internes. C’est possible.

Car la conception de la gestion sécuritaire de l’homme en période de terrorisme a toujours été en opposition avec certains gradés de l’armée. C’est ainsi que dans les rangs de l’armée, beaucoup lui en voulaient pour sa maîtrise du service des renseignements, pour sa capacité à orchestrer des manipulations et sa tendance à promouvoir de meilleures relations avec certaines puissances. Il aurait donc été arrêté parce qu’il faillait lui donner une leçon. Il ne faut pas oublier qu’au Burkina et surtout au sein de notre armée qui a connu des secousses et des divisions ces dernières années, on n’est jamais à l’abri d’intimidations et de coups-bas.

Mais entre ce qui se dit en coulisses et les pièces à conviction de la justice, il y a un grand fossé. C’est pourquoi, l’intéressé lui-même n’aura le cœur tranquille que quand il répondra devant la justice des faits qui lui sont reprochés. Oui, seul le débat contradictoire et de fond devant les instances habilitées permettra de connaître la vérité dans cette affaire complexe.

Théophile MONE

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