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Littérature : Hadiza Sanoussi retrace la vie de Lédea Bernard Ouédraogo

Dans le cadre des Cafés littéraires du Faso (CALIFA), il a été procédé, hier 4 juin 2015, à la dédicace du roman de Hadiza Sanoussi, intitulé « L’empire Ledéa : une révolution sans larmes, sans armes et sans sang ». L’œuvre est disponible dans les librairies de la place au prix de 15 000 francs Cfa.

L’auteure, Hadiza Sanoussi, au cours de la dédicace
L’auteure, Hadiza Sanoussi, au cours de la dédicace

« L’empire Ledéa : une révolution sans larmes, sans armes et sans sang ». C’est la nouvelle trouvaille romanesque de Hadiza Sanoussi, de son vrai nom Hadizata Sana. La dédicace a eu lieu le 4 juin dernier, à Ouagadougou, en présence de parents, de collègues et d’amis. Des échanges sur la vie de l’auteure, il ressort que Hadizata Sana est titulaire d’une maitrise en géographie de l’Université de Ouagadougou. Après plusieurs années dans l’enseignement, elle s’est maintenant orientée vers les sciences de l’information et de la communication. Actuellement, elle est doctorante à l’Institut panafricain d’études et de recherches sur les médias, l’information et la Communication (IPERMIC) où elle dirige le laboratoire. A son actif, Hadizata Sana compte 6 romans.
Du contenu de l’œuvre
« L’empire Ledéa : une révolution sans larmes, sans armes et sans sang », compte plus de 300 pages. Il est écrit dans un style simple, clair et accessible. Il retrace la vie de Lédea Bernard Ouédraogo, natif du Yatenga, qui a énormément contribué au développement du Burkina Faso en général, et de son terroir natal en particulier. En témoigne ses œuvres sociales dont la plus emblématique est les six (6) S (les groupements Naam) dont le siège est à Ouahigouya. C’est une association qui a fait de l’autonomisation des acteurs du monde rural son cheval de bataille. D’ailleurs, Lédea Bernard Ouédraogo a fait de l’éducation des masses paysannes une arme de lutte contre la pauvreté. Instituteur de son état, il a pu, de par son abnégation, s’imposer à travers le travail bien fait.

Quelques membres du groupement « Naam », fondé par Lédea Bernard Ouédraogo, ont pris part à la cérémonie
Quelques membres du groupement « Naam », fondé par Lédea Bernard Ouédraogo, ont pris part à la cérémonie

Sur sa vie, les témoignages ne manquent pas. Sont de ceux-là, Chériff Sy, président du Conseil national de la Transition (CNT) et Raogo Antoine Sawadogo du Laboratoire Citoyenneté. Pour avoir connu et côtoyé l’homme, ceux-ci ne pouvaient que dire tout le bien de lui. La sobriété que Lédea Bernard Ouédraogo a enseignée à ses enfants ne leur a pas permis de parler trop de lui. « Le moi est haïssable », dit-on. Cependant, comme l’a d’ailleurs souligné de nombreux intervenants, son engagement en politique, tachée d’embuscades, a été une véritable leçon de vies pour lui. Car, la politique n’est pas un terreau fertile pour les citoyens honnêtes, soucieux du devenir de leur société. Le passage de Lédea Bernard Ouédraogo a donc été une amère expérience. Chose que l’auteur n’a pas manqué de relever. Editée en 2013 par l’Harmattan Burkina, l’œuvre est disponible dans les librairies de la place au prix de 15 000 francs Cfa.
Romain. T

 

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