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L’opposition politique crie à la politisation du FESPACO et du 8-Mars

Le point de presse de l’opposition politique ce mardi 5 mars, a été l’occasion pour Me Gilbert Noël Ouédraogo, Président de l’ADF/RDA, et M. Amadou Diemdioda DICKO, 4ème Vice-Président de l’UPC de se prononcer sans détour sur la situation sécuritaire, le mouvement d’humeur de la police, les réfugiés (déplacés) internes. Ils ont de vive voix dénoncé ce qu’ils considèrent comme «la politisation du FESPACO et du 8-Mars». Ce sont là, les points sur lesquels s’est penchée l’opposition politique dans sa sortie hebdomadaire, ce mardi, 5 mars 2019.

le présidium lors du point de presse

Par rapport à la situation sécuritaire, l’opposition d’entame a montré une fois de plus son mécontentement suite aux propos tenus par le président du Faso dans une interview accordée le 21 février dernier à la Deutsche Welle. Entretien au cours duquel «le Président KABORE a avoué avoir reçu à Kosyam des leaders terroristes» ont-ils déclaré. Pour eux, le président du Faso doit non seulement s’expliquer par rapport à cela mais pourrait même être mis en «accusation pour haute trahison, pour avoir accueilli ou rencontré les ennemis de la Nation en temps de guerre». Ceux-ci s’indignent car pour eux cette sortie médiatique du président va à l’encontre des efforts consentis par tous les citoyens pour participer à la lutte contre le terrorisme.

Justement par rapport à la dégradation de la situation sécuritaire, l’opposition a  apporté sa lecture de la situation des déplacés suite à l’hydre terroriste. «La dégradation de la situation sécuritaire a entraîné un vaste mouvement de populations des zones les plus touchées. Selon les Nations Unies, 1, 2 million de personnes ont besoin d’assistance humanitaire» note l’opposition. Aussi de leur analyse «des populations ont fui l’insécurité, laissant leurs champs et d’autres biens précieux. Elles se sont concentrées dans les centres urbains. Or, dans trois mois démarre la campagne agricole. Il y a donc des risques de famine, de conflits fonciers (besoin de terres cultivables, besoin de pâturage, risques d’affrontements entre éleveurs et agriculteurs) et des risques d’émergence de fléaux urbains que le Gouvernement doit prévenir ». De ce fait, pour l’opposition, « la meilleure action consiste à restaurer L’État et sa force publique dans les zones attaquées, à renforcer la résilience des populations et à les ramener sur leurs terres» propose l’opposition.

Par ailleurs, c’est une opposition particulièrement remonté contre ce qu’ils ont qualifié de politisation du FESPACO et du pagne du 8 mars qui était face à la presse ce 5 mars. En effet le parti au pouvoir est accusé  d’avoir « tenté de récupérer le FESPACO par divers moyens de propagande: port de T-shirt à l’effigie de Roch KABORE, gadgets, slogans et autres». L’opposition s’est dite indignée de ces manœuvres peu orthodoxes.  Et sur le dernier volet concernant le 8-Mars, l’opposition en veut pour preuve que la couleur retenue pour le pagne officiel du 8 mars 2019 est l’orange affirmant que c’est la couleur de campagne du parti au pouvoir, MPP. « La coïncidence est troublante » selon Me Gilbert Noël Ouédraogo, qui retient que le pagne aurait pu être d’une des couleurs nationales.

Pour terminer, par rapport au mouvement d’humeur de la police nationale, L’opposition estime que les revendications des policiers, qui se résument en de meilleures conditions de vie et de travail, sont nobles et légitimes. «Dans ce contexte sécuritaire grave, c’est déplorable que le Gouvernement ait laissé la situation pourrir» ont-ils conclu.

Hamadou Ouédraogo

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