Accueil » Lu, vu, entendu » LU, VU, ENTENDU LORS DE LA VISITE DE MACRON

LU, VU, ENTENDU LORS DE LA VISITE DE MACRON

Emmanuel Macron dans un maquis de quartier populaire de Ouaga

Macron au maquis. Le président Macron a été vu sur des images Facebook dans un maquis de Ouaga, plus précisément au Rolls en face de l’école de Wentenga, un quartier populaire. Plus besoin d’aller sur Kwame Nkrumah. Qui est fou… Assurer une journée de travail en France, prendre l’avion après, arriver à Ouagadougou dans la nuit, se réveiller tôt le matin pour aller à Kosyam, continuer assurer un speech de deux heures, repartir à Kosyam déjeuner, aller à la rencontre d’écoliers puis de ses compatriotes et trouver des ressources pour aller au bistrot, sachant qu’il devrait inaugurer la centrale de Zagtouli le matin et prendre l’avion pour Abidjan où le séjour sera sans repos et continuer à Accra avant de rentrer sur Paris, ah, là là… Pourvu qu’au retour Brigitte ne le gronde pas.

 Le Rocco n’a pas été humilié. Contrairement à ce qui a été dit et écrit (on a même entendu l’expression incident diplomatique), le président Roch Marc Christian Kaboré ne s’est pas absenté un moment lors du discours du président de la République française, Emmanuel Macron, parce qu’il se serait senti humilié par les incessantes interpellations du président Macron. Non! Le Rocco a eu une envie pressante qu’il faillait assouvir. Voilà pourquoi il est parti ‘’au petit coin’’. Mais avouons que c’est rarissime de voir de telles scènes avec les chefs d’Etat. Et puis, à l’université où l’on se plaint du manque de tout, où a-t-il pu aller? Certainement pas contre un mur… S’ils étaient nombreux, ça pouvait se masquer. Mais à deux, on ne cache pas le soleil avec une seule main. Chacun, dans l’entourage du président du Faso, doit prendre son rôle au sérieux et lui imposer une certaine conduite. Même s’il adore boire la bouillie que lui concocte Sika les matins, pour ce genre de cérémonies qui tirent en longueur, on devrait éviter de lui servir ce petit déjeuner ce jour. Plus sérieusement, il faut que la fonction «président du Faso» soit prise au sérieux.

 Les filles et toujours les filles. Pour sauver la face de ses aînés ‘’versée par terre’’ le matin à l’Université Pr Joseph Ki-Zerbo face au président français, une élève de l’école primaire Lagmtaba sise au secteur 52 de l’arrondissement 12 de la ville de Ouagadougou, a simplement demandé la raison pour laquelle Brigitte Macron n’est pas parmi eux. Les étudiants n’avaient pas remarqué cette absence. Tout comme ils ont oublié de demander ce que la France compte faire de Blaise Compaoré, elle qui l’a exfiltré pour l’exiler en Côte d’Ivoire, un sujet que Macron a également omis d’évoquer. Répondant à la question sur l’absence de son épouse, Emmanuel Macron a répondu ceci: «Tu es adorable. On était dans un long voyage et après on est allé dans un sommet où il y avait beaucoup de monde et c’était compliqué. Mais je te promets qu’elle reviendra avec moi» a répondu le président français, pour dire que c’est parce que Brigitte est fatiguée. Bon! Mais une promesse est une dette! Macron doit revenir ici avec Brigitte afin que la petite la voie. Sinon, d’ici la fin du son quinquennat, les traces de l’écolière peuvent se brouiller sur les sentiers des nombreux lycées et collèges de la ville de Ouaga. Ou alors les services de l’ambassade doivent y retourner illico presto afin de prendre les informations utiles. Rappelons que dans la matinée, parmi les étudiants qui se sont adressé au président Macron, seule une fille a magistralement sort son épingle du jeu.

Macron dans un 4×4 japonais. Lors de sa visite, on a vu le président français arriver à Kosyam à bord d’un véhicule tout-terrain japonais, en lieu et place d’une limousine. C’est ce véhicule qui a d’ailleurs assuré toute la visite. En prévision certainement des rencontres musclées avec les étudiants, on a été prévoyant côté français: au cas où les manifestants vont poser des barricades, on peut mieux franchir ces obstacles qu’avec une berline.

A l’université, on a eu un remake Sankara-Mitterrand. Les jeunes étudiants fougueux ont voulu désarçonner Macron. Comme Sankara qui a invectivé avec plus de réussite Mitterrand. Mais dans les rôles de Macron et des étudiants, le premier a mis K-O les derniers. Dans un autre chapitre, les rôles ont été inversés: le président burkinabè est cette fois-ci le doyen et celui de la France le benjamin. Mais Sankara est encore mort plus jeune que l’âge que Macron a aujourd’hui.

Des archives sur l’assassinat de Thom Sank? Nous en seront déçus. Y a rien dedans! Depuis tout ce temps, vous pensez qu’on peut trouver quelque chose qui compromette la France qu’on n’a pas mise dans le secret des secrets? La France n’a pas d’amis, elle a des intérêts. Sous Chirac mais aussi sous de Gaulle que sous Macron.

Les koglwéogo FDS? Lorsque le cortège présidentiel a quitté Kosyam pour l’Université en empruntant le boulevard Kadhafi puis le boulevard Circulaire des Tensoba, l’on a vu des koglwéogo se mêler aux forces de sécurité pour faire le jalonnement. Histoire de dire que nous sommes aussi des FDS (forces de défense et de sécurité)? On les a d’ailleurs vus dans des vidéos criant des ordres en mooré en guise de commandements à une prise d’armes. Il faut arrêter ce cinéma de mauvais goût.

Louguvinzourim

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *