Accueil » Société » L’Union des chauffeurs routiers du Burkina et l’Organisation des transporteurs routiers du Faso suspendues

L’Union des chauffeurs routiers du Burkina et l’Organisation des transporteurs routiers du Faso suspendues

Cette matinée du 28 Août 2018 était houleuse au siège de l’Union des chauffeurs routiers du Burkina (UCRB) à Ouagadougou. Les chauffeurs, en arrêt de travail, sont venus discuter avec l’UCRB pour une sortie de crise que cette dernière avait pourtant jugée réglée. La crise qui oppose les chauffeurs et l’Organisation des transporteurs routiers du Faso (OTRAF) est bel et bien présente et le dénouement reste incertain.

En effet, les quelques trois journalistes venus s’imprégner de la situation, après des heures d’attente, ont été priés de repartir car il n’y a pas eu consensus. Même si les concertations vont reprendre pour une sortie de crise, force est de constater que les conséquences de la crise frappent de plein fouet le citoyen burkinabè, surtout en ce qui concerne le ravitaillement en carburant.

Une station déserte par manque de carburant
L’attroupement devant le siège de l’UCRB

Ce sont des chauffeurs attroupés par groupuscules que nous avons trouvés devant la porte de l’UCRB se matin. La cause, une délégation est dans la salle de réunions pour défendre leurs revendications avec le président de l’UCRB. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les discutions ont été vives avec par moments des agressions verbales sous forme d’injures. Il a été permis aux journalistes d’accéder quelques temps à la salle pour constater que les discutions se mènent pour une sortie de crise mais aucune prise de vue ni de son n’a été toléré. Malgré de longues heures d’attente, il en ressort qu’il n’y a pas eu consensus par conséquent pas de sortie de crise.

Cependant, le président de l’UCRB, Brahima Rabo, assure que les concertations vont se poursuivre pour trouver solution au problème. On a pu voir des chauffeurs déterminés à défendre leurs causes et qui tiennent mordicus à la satisfaction de leurs revendications. Dans la foule de chauffeurs qui discutaient de vive voix, on pouvait entendre: «Si on laisse notre affaire entre ces riches-là, ils vont pas régler notre affaire». Ou bien: «Si on recule actuellement, c’est foutu pour nous, on garde le cap». C’est l’état d’esprit qui prévalait sur les lieux.

Des citoyens se disputant un bidon de carburant

Pendant ce temps, dans les artères de la capitale Ouagadougou, c’est la course au carburant devenu une denrée rare. Dans les stations-service, c’est la pénurie, il y a plus d’essence. Place est donc faite à la spéculation chez les revendeurs ambulants dans les quartiers. Le prix du litre varie de 1000 franc CFA à 2500 francs CFA, selon les quartiers. Qu’à cela ne tienne, les citoyens n’ayant pas le choix se disputent le précieux liquide.

Vivement une sortie de crise car les conséquences pourraient atteindre des propensions désastreuses pour notre économie.

Aux dernières nouvelles et selon la Radio Oméga FM, “l’Union des chauffeurs routiers du Burkina (UCRB) et l’Organisation des transporteurs routiers du Faso (OTRAF) ont été suspendues ce mardi lors d’une concertation avec le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba. Pour ce qui est de la libération des différents axes, les Forces de l’ordre s’en chargeront”, a-t-on appris.

Hamadou Ouédraogo

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *