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L’UPC s’insurge contre la tentative de déstabilisation des partis de l’opposition

Le lion n’est pas mort. Mais le lion est en difficulté. Depuis la démission de treize (13) députés au sein du groupe parlementaire de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), la crise à l’UPC ne relève plus de la rumeur, mais d’une réalité vraie. Tandis que pour les députés frondeurs il y a un «manque de liberté de penser du député» et le «mutisme de la direction du parti suite à la publication d’un article dans le journal Courrier Confidentiel», pour la direction du parti qui a animé une conférence de presse ce jour 09 octobre à son siège, il y a des tentatives de «débauchage» de députés de l’UPC par le parti présidentiel, à savoir le MPP. Aussi le parti du Lion s’inquiète des implications de tels comportements sur l’image de la classe politique auprès des populations.

Le présidium lors de la conférence de presse

 Après que les militants UPC du Bazèga aient demandé la démission immédiate de l’honorable Elisée Kiemdé de son poste de député, c’est au tour de 13 députés du parti de Zéphirin Diabré de claquer volontairement la porte au groupe parlementaire UPC dans le but de créer un nouveau groupe parlementaire au sein de l’hémicycle, dénommé Groupe parlementaire UPC pour le Renouveau démocratique. Une initiative d’ailleurs dénoncée par Zéphirin Diabré. «Il n’existe pas de groupe parlementaire UPC-Renouveau démocratique», a-t-il fait savoir.

Selon le député chargé de la communication du groupe parlementaire UPC, 2e porte-parole de l’UPC, Moussa Zerbo, tout est parti de «la publication, le 10 septembre 2017, par le bimensuel «Courrier confidentiel», d’une liste de députés UPC accusés d’avoir trempé dans un complot avec les plus hauts responsables du MPP en vue de la création d’un nouveau parti dans la perspective de l’élection présidentielle de 2020.» Les députés incriminés ont alors reproché au parti de n’avoir pas agi pour les innocenter. «C’est ce que nous avons trouvé assez paradoxal», s’est-il étonné, estimant qu’il revenait aux incriminés de venir au sein du parti afin d’apporter un «démenti formel» ou le cas échéant, s’adresser à la presse qui les a cités nommément et démentir l’information. «Mais au lieu de cela, nos camarades ont estimé qu’il revenait au parti de les innocenter, de faire des déclarations. Ce que nous avons trouvé assez contradictoire.»

Dans tous les cas, la direction de l’UPC ne partage pas les accusations émanant des députés frondeurs à savoir: «le manque de démocratie au sein du parti, la présence du parti au sein de l’opposition, la prétendue inégalité dans le traitement des députés», etc. Ces arguments sont tous qualifiés par les conférenciers de «ridicules et d’infondés». Car «si on a des divergences avec la direction du parti, ce n’est pas en quittant le groupe parlementaire qu’on le montre. C’est en quittant le parti qu’on le démontre. Sauf si on a peur de perdre son poste de député!», ont-ils clamé.

De l’avis du porte-parole de l’UPC «Ce à quoi vous assistez est une étape dans le développement d’un complot contre le parti, complot en gestation depuis janvier 2016». Les premiers responsables disent détenir des preuves qu’ils communiqueront incessamment à la presse. «Les éléments abondent, qui le confirment. De manière indiscutable, l’Union pour le Progrès et le Changement a été l’objet d’une tentative de déstabilisation de la part d’officines liées au pouvoir du MPP », ont-ils dénoncé.

Mais la direction du parti estime normal et de bonne guerre en politique, que la principale force de l’opposition, l’UPC, soit naturellement la cible privilégiée. «On ne jette des cailloux que sur les arbres qui ont des fruits», ont reconnu les conférenciers. N’empêche, l’UPC s’étonne qu’«au sortir d’une insurrection qui est supposée avoir donné de nouveaux repères à notre classe politique, certains s’adonnent encore aux achats de conscience et d’autres vendent le suffrage du peuple à vil prix».

Théophile MONE

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