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Lutte contre la corruption: « Il faut véritablement sévir pour empêcher le passage à l’acte », dixit Luc Marius Ibriga

Le Burkina Faso à l’instar des autres pays célèbre chaque 9 décembre, la Journée internationale de lutte contre la corruption. Après Gaoua en 2017, Ouagadougou va abriter les activités de cette journée. Au cours d’une conférence de presse, le contrôleur général d’État, Luc Marius Ibriga, a procédé au lancement officiel des activités commémoratives y relatives.

Pour Luc Marius Ibriga, il faut sévir pour empêcher le passage à l’acte

De par son ampleur et ses effets dévastateurs sur la gouvernance économique, financière et sociale, la corruption demeure une préoccupation inquiétante au Burkina Faso. Et ce malgré les nombreux acquis enregistrés relatifs à l’adoption de la loi dite anti-corruption modifiée par la loi 033-018/An du 26 juillet 2018, la loi portant attribution, composition, organisation et fonctionnement de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de Lutte contre la corruption (ASCE-LC).

L’une des raisons de cette faible performance dans la lutte, reste pour le contrôleur général d’État, Luc Marius Ibriga, l’état généralisé d’impunité des crimes économiques et financiers en dépit de l’énorme travail de détection desdits crimes auxquels se livrent les acteurs du contrôle, de la presse et des OSC de lutte contre la corruption et pour la bonne gouvernance.

C’est au regard de cette situation que les acteurs de la lutte contre la corruption ont décidé de commémorer cette journée sous le thème: « Appropriation et mise en œuvre de la loi anti-corruption au Burkina Faso ».

Le choix de ce thème se justifie selon le contrôleur général d’État, par le fait qu’on ne peut pas parler de lutte contre la corruption et occulter un maillon essentiel de cette lutte. L’impunité, fait-il remarquer, nourrit la corruption. « La sanction en même temps qu’elle punit le coupable exerce un effet de dissuasion sur tout potentiel candidat au même délit. Quand la sanction encourue est insignifiante par rapport au crime commis, cela sonne comme un encouragement au crime », a-t-il soutenu. Il faut donc de l’avis de Luc Marius Ibriga, agir de sorte à ce que tous les faits avérés de corruption soient jugés et punis conformément à la loi. D’où l’importance de l’appropriation par tous de la loi anti-corruption.

Ainsi, pour cette journée dédiée à la lutte contre la corruption, un panel est prévu dans la matinée du 7 décembre 2018 avec ces sous thèmes: « Mise en œuvre de la loi anti-corruption au Burkina: enjeux et perspectives »; « Quelles actions citoyennes pour prévenir la corruption »; « La mise en œuvre des mesures relatives aux incriminations: défis et perspectives ».

Madina Belemvire

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