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Lutte contre l’extrémisme violent en Afrique de l’Ouest: l’OJEMAO présente son plan d’action

Au cours d’une conférence de presse animée dimanche, l’organisation de la jeunesse musulmane en Afrique de l’Ouest (OJEMAO) a présenté à la presse, son projet de lutte contre l’extrémisme violent en Afrique de l’Ouest.

Les conférenciers

«La discrimination sociétale, la passivité de l’Etat face aux aspirations de la population, la pauvreté, le sentiment d’exclusion sociale et de marginalisation, l’incompréhension de l’action gouvernementale, l’intolérance religieuse…». Ce sont entre autres des facteurs attractifs et incitatifs qui peuvent amener les populations à adhérer aux mouvements extrémistes animés entre autres par la volonté d’assouvir des desseins inavoués, les idées séparatistes, la promotion des idées islamistes.

Fidèle à son objectif de promouvoir la paix et la cohésion sociale dans son espace communautaire, l’OJEMAO a élaboré un projet de lutte contre l’extrémisme violent en Afrique de l’Ouest.

Initié lors de son colloque tenu en août 2016 à Ouagadougou sur la contribution de la jeunesse musulmane de l’Afrique de l’Ouest à la prévention de l’extrémisme violent, ce projet se veut être un rempart contre l’émergence des idées extrémistes au sein de la société.

Pour arriver à bout de ce phénomène, le consultant Harouna Ouédraogo a pensé à deux solutions majeures: la lutte armée qui ne peut être utilisée que par les Etats et la lutte pacifique. Sur le dernier point, Harouna Ouédraogo pense qu’il faut centraliser les efforts sur la lutte préventive en réduisant ou en exterminant les facteurs attractifs et incitatifs qui conduisent à l’extrémisme. Pour ce faire, dit-il, l’OJEMAO ambitionne de concentrer les actions sur les programmes socio-éducatifs axés sur l’amélioration des conditions de vie de la population et la culture de la cohésion sociale.

Egalement, l’Organisation compte dans son plan d’action, mettre les femmes à contribution car à en croire le consultant, ces dernières ont un rôle majeur à jouer. «Dans nos ménages, dans nos foyers, les femmes sont les premières à découvrir le changement de comportement de leurs maris ou enfants», a-t-il révélé. Raison pour laquelle l’OJEMAO a inscrit dans son programme d’activité, la mise en place des cellules féminines de veille chargées de mener une réflexion de base. Elles seront mises en place dans chaque pays.

En plus de cela, sont également prévues des formations en entreprenariat et en gestion d’entreprise, la réalisation de film documentaire, une sensibilisation sur la tolérance religieuse, et la création d’une plateforme d’échange sur la cohésion sociale.

Pour la mise en œuvre de son programme, l’OJEMAO a un budget prévisionnel de 313 800 000 francs CFA.

Madina Belemviré

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