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Lutte contre le Sida: le SP/CNLS forme des professionnels des mass-médias et des communicateurs traditionnels

«Outiller les professionnels des mass-médias et des communicateurs traditionnels sur les questions de santé sexuelle et de la reproduction du VIH, du genre et des personnes vivants avec le VIH». Tel est l’objectif visé par le Secrétariat permanent du Conseil national de lutte contre le sida et les IST (SP/CNLS-IST) à travers la formation de trois jours qu’il a initiée aux profits des communicateurs modernes et traditionnels.

Le présidium lord de la cérémonie de clôture de la formation

Ces sessions de formation qui se sont déroulées du 27 au 30 novembre 2017 à Koudougou rentrent dans le cadre du Projet santé de la reproduction/Panier commun Sida, du Secrétariat permanent du Conseil national de lutte contre le Sida et les IST.

Depuis l’apparition du VIH/Sida au Burkina Faso, plusieurs activités ont été menées par le SP/CNLS pour l’éradiquer. Si cette lutte a porté ses fruits et a permis de faire baisser le taux de séroprévalence qui était estimé à plus de 7% en 1997 à 0,89% de nos jours, force est de constater qu’il y a des risques de rebond.

Les participants à la formation

C’est conscient de cela, que le SP/CNLS qui a toujours fait de la lutte contre le VIH/Sida son cheval de bataille a initié au profit des professionnels des mass-médias et des communicateurs traditionnels, une formation en Genre, VIH/Sida et IST, afin de les outiller sur les questions de santé sexuelle, de santé de la reproduction, du VIH/SIDA et du genre.

Cette formation à en croire l’un des formateurs, Théophile Moné, du journal en ligne, Les Echos du Faso, se veut un appel aux communicateurs à travailler d’arrache-pied pour éviter que le rebond de la maladie ne soit effectif. De son avis, si le taux de séroprévalence qui était estimé à plus de 7% dans les années 1990 est à 0,89% aujourd’hui, c’est qu’il y a un travail multi-sectoriel appréciable qui a été fait. Toutefois, M. Moné reconnaît qu’il faut poursuivre ce travail car il y a un risque de rebond de l’épidémie. La preuve, au niveau des travailleurs du sexe (TS) le taux de séroprévalence est estimé à 16%.

C’est ce qui a motivé le SP/CNLS à l’en croire, à faire appel aux communicateurs modernes et traditionnels pour l’aider à atteindre ses objectifs. «Aujourd’hui, si on ne tient pas compte des différents groupes spécifiques, il sera difficile d’atteindre ces objectifs», a-t-il laissé entendre tout en souhaitant que les communicateurs soient la courroie de transmission entre les populations et les décideurs pour aider le SP/CNLS dans sa lutte.

Cette formation tombe à pic aux dires de Mariame Koné, comédienne conteuse. Même si la lutte contre le sida n’est pas un fait nouveau, «nous les acteurs qui parlons toujours avec le public, avions besoin de connaitre toute la stratégie mise en œuvre pour contrer ce fléau». Toute chose qui permettra aux acteurs selon Mme Koné, de donner les informations vraies et justes et de rappeler aux parents et à toute la population que le danger est toujours présent. «Nous avons le devoir d’en parler autour de nous, dans la cellule familiale, le quartier et dans notre public de tous les jours», a-t-elle dit.

Madina Belemviré

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