Accueil » Nè Wendé » Lutte contre le téléphone au volant et au guidon: l’heure de la sanction a sonné

Lutte contre le téléphone au volant et au guidon: l’heure de la sanction a sonné

Le besoin de communication est omniprésent dans notre société. Ainsi, appels, SMS, consultation d’applications ou de réseaux sociaux, sont devenus des gestes mécaniques et quotidiens des Burkinabè. Même au volant et au guidon, les inconditionnels du téléphone portable ne s’en privent pas. Nè Wendé!

Malheureusement, parfois, les conséquences sont dramatiques car le téléphone au volant et au guidon, surtout à Ouagadougou, capitale des deux roues, c’est souvent la mort au tournant. Malgré les appels à la prudence et l’interdiction de l’usage du téléphone au volant, à moto ou à bicyclette, certains Burkinabè ont la nuque raide. Ils sont incorrigibles. N’est-il pas temps de les verbaliser? Nè Wendé!

Le code de la route impose au conducteur de véhicule ou de moto de rester maître de toutes ses manœuvres liées à la conduite. Car toutes les études convergent pour démontrer qu’avoir une conversation téléphonique en conduisant diminue fortement l’attention du conducteur. Nè Wendé!

En effet, engagé dans une conversation téléphonique, l’automobiliste est moins concentré sur la route et sur son environnement extérieur (klaxons ou bruits de moteurs d’autres véhicules qui pourraient attirer son attention). Il est aussi moins réactif aux événements soudains: coup de frein, animal ou obstacle sur la chaussée, véhicule changeant de voie brusquement, etc. Nè Wendé!

C’est la raison pour laquelle l’usage du téléphone au volant, à moto ou à bicyclette est interdit au Burkina Faso. Même les dispositifs dits «mains-libres», écouteurs et autres kits Bluetooth ne résolvent pas le risque encouru. Au contraire. Nè Wendé!

D’ailleurs, de source sécuritaire, l’usage du téléphone portable au volant, mais aussi et surtout au guidon, multiplie par 3 le risque d’accident. Malgré tout, les Burkinabè restent abonnés au goût du risque. Comme ils sont abonnés aux jeux du hasard. En tout cas, Simon Tarnagda ne peut pas dire le contraire, lui dont la cagnotte ne cesse de se remplir au quotidien. Forcez la chance ou encore la fortune en fin de course mobilisent! Nè Wendé!

Malgré les avertissements et les sensibilisations répétés, les Burkinabè utilisent de plus en plus le téléphone au volant, à moto, à vélo ou imprudemment sur les voies à grande circulation à pied. Inconscience, insouciance ou incivisme, tout laisse croire que les Burkinabè sont des «rebelles et des insoumis». Nè Wendé!

Tout compte fait, aujourd’hui, les autorités doivent comprendre qu’il existe une catégorie de Burkinabè que l’on ne peut pas corriger avec des paroles. Ceux-ci ont besoin de sanctions pour prendre certaines interdictions au sérieux. Nè Wendé!

Ainsi, face à l’échec de la lutte contre le téléphone au volant et au guidon, il est temps de verbaliser les inciviques qui pensent à tort qu’ils sont dans un Far West. Et cela pourrait commencer par les gros bonnets qui se croient tout permis au volant de leurs grosses cylindrées avant de s’étendre à ceux que l’honorable Laurent Bado a surnommés le «peuple du yél kayé». Nè Wendé!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *