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Lutte contre le terrorisme: cinq millions de francs CFA comme contribution des gendarmes et policiers burkinabè en RDC

En mission de maintien de la paix en République démocratique du Congo, les gendarmes et policiers burkinabè ont décidé d’apporter leur contribution au ministère de la Sécurité dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Cela s’est matérialisé par la remise d’une enveloppe financière au ministère, le jeudi 27 juillet 2017 à Ouagadougou.

Le DAF du ministère de la Sécurité recevant l’enveloppe des mains du commandant du contingent burkinabè

«Cinq millions de francs CFA». C’est la contribution des gendarmes et policiers burkinabè en mission de l’ONU pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), dans la lutte contre le terrorisme.

Le ministre de la Sécurité Simon Compaoré a salué ce geste à sa juste valeur

Fort d’une trentaine d’hommes composés de 19 policiers dont 15 femmes et 11 gendarmes, ce contingent a entendu selon son commandant, le commissaire principal, Ernest Da, l’appel de soutien aux Forces de sécurité du ministre de la Sécurité, qui était face à la représentation nationale. «En tant qu’agents de sécurité, nous avons jugé nécessaire d’apporter notre aide, notre participation, notre contribution dans cette lutte contre le terrorisme».

Ainsi, a-t-il confié, à l’unanimité «nous avons décidé de faire un geste symbolique au ministère de la Sécurité à travers cette somme de 10 000 dollars américain soit environ cinq millions de francs CFA que nous avons pu remettre à la faveur de notre congé au pays».

Le commandant du contingent, le commissaire de police Da Ernest

Un geste qui montre, d’une part, de l’avis du ministre de la Sécurité, Simon Compaoré, que bien qu’ils soient éloignés de la mère patrie, ces gendarmes et policiers n’ont pas oublié la situation qui y prévaut et les besoins qui s’expriment. D’autre part, poursuit-il, c’est un geste fort à l’endroit de leurs collègues qui sont restés au pays et qui sont sur le champ de bataille. «A tous les niveaux on ne peut que les applaudir et leur dire merci», a-t-il indiqué.

Par ailleurs, à la question de savoir pourquoi il y a plus de femmes que d’hommes dans ce contingent burkinabè, le commandant a fait comprendre que les Nations unies ont des principes. Actuellement, renseigne-t-il, la question genre est plus développée. «Les femmes se battent à tous les niveaux que ce soit au plan national qu’international», a-t-il souligné. Toute chose qui fait dire au ministre Compaoré que progressivement, la promotion de la femme ne sera plus un vain mot mais une réalité. «Aujourd’hui les femmes ne se contentent plus des activités subalternes, elles tiennent des fusils et font les mêmes choses que les hommes», a-t-il conclu.

Madina Belemviré

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