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Lutte contre le terrorisme: déclarer la guerre populaire généralisée

Maintenant que les forces sociales, politiques et les citoyens ont suggéré leurs stratégies  au gouvernement pour permettre aux FDS de bouter les ‘’ninkudba’’ (les tueurs) hors du Burkina et que beaucoup ont apporté leur soutien verbal aux Forces de défense et de sécurité (FDS) que sont l’Armée, la Gendarmerie et la Police, chacun doit à présent se tenir prêt pour la guerre populaire généralisée. Nous allons accompagner nos FDS par nos contributions (financières et non nos footings et joggings de maintien).

Nous avons tous réclamé des moyens pour les FDS. D’accord. Mais combien coûte une fusil sophistiqué? Combien coûte équipement de protection individuelle? Combien coûte un véhicule blindé? Un hélico de combat? Combien coûte etc.? L’Etat n’a pas les moyens pour acquérir tous ces équipements maintenant. D’ailleurs, les fonctionnaires lui ont tordu le bras dans le dos pour arracher des avantages et autres fonds communs qui ne disent pas leur nom. Le grenier est presque vide.

Déjà, les enseignants réclament la mise en œuvre d’un engagement pris par le gouvernement sinon pas de classes. Ce n’est pas le salaire qui n’est pas payé mais juste un avantage acquis qui finira par être payé un jour avec rappel mais personne ne veut se donner ce temps en sacrifice.

Si le gouvernement décide d’une contribution temporaire à prélever à la source, il se mettra à dos les fonctionnaires. Alors que tout le monde crie qu’il faut des équipements! Où trouver cet argent?

Chacun pointe un regard larmoyant vers le bailleur de fonds qu’on taxe d’impérialiste ou de néocolonialiste quand ça nous chante. Au lieu d’organiser des marches qui occasionnent encore des frais et mobilisent les maigres effectifs de nos FDS, organisons des collectes de dons. En espèces pour les fonctionnaires, les travailleurs et le secteur informel, et en nature pour le monde rural. Il a bien plu cette année et les récoltes promettent d’être bonnes. Une tine de maïs par-ci, une calebassée de riz par-là ou une assiettée d’arachides ou de sésame seraient un grand apport; l’éleveur pourrait offrir un cabri ou un veau pour la soupe. Nous pouvons tous contribuer à cet effort de guerre, même ma grand-mère qui peut donner du soumbala pour changer des bouillons de cuisine qui nous empoisonnent.

Mon pote Nè Wendé m’a suggéré que nous pouvons aussi organiser des battues dans toutes les zones potentiellement occupées par ces hors-la-loi pour les traquer, les débusquer et les neutraliser. Si dans cette neutralisation, il y a des prisonniers, tant mieux. S’ils tentent de résister et que ‘’on les fait’’ aussi, ce n’est pas grave. Ce serait les risques du métier de terroriste.

De toutes les façons, on n’a pas entendu les défenseurs des droits de l’Homme s’offusquer que de paisibles citoyens soient refroidis par ces bandits. Mais lorsqu’un chenapan est écrasé parce qu’il aurait tenté de s’opposer à son interpellation, Tartempion noircit du papier et vocifère sur les ondes pour dénoncer des exécutions extrajudiciaires. Que vaut la vie d’un hors-la-loi par rapport à celle d’un citoyen honnête et innocent?!

Nous allons donc livrer une battue contre ces ennemis. Chacun devrait s’armer avec ce qu’il possède: bougdandouille, arc, machette, fronde, lance-pierres, etc. Nè Wendé viendra certainement avec son gourdin. Les chiens méchants devront être mis à contribution pour rabattre le ‘’gibier’’. Il s’agit des cabots qui peuvent sauter sur un inconnu ou lui mordre les mollets et non des ‘’Tout-passe’’, ces ‘’protocoles’’ qui accompagnent les hôtes sans montrer les crocs. Ceux-là sont bons pour la marmite et les amateurs de viande canine…

Malheureusement, il sera difficile de compter sur les CDR anciens ou anciens CDR car gagnés par l’âge, la précarité et les vices de la vie. Ils n’ont plus leurs jambes du temps de la RDP. Mais d’autres auront certainement une expérience à partager pour sécuriser certains sites.

La période sera bientôt propice à ce genre d’exercice (la battue) car les forestiers qui sont également la cible de ces bandits allumeront les feux précoces. C’est parce que l’Est offre le gîte et le couvert cadeau de fait de sa végétation et de sa faune (c’est sûr que ces ninkudba sont aussi de gros braconniers) qu’ils s’y sont installés. Si le paysage devient découvert, ils ne pourront pas y tenir longtemps. Il suffira donc d’allumer le feu et de les attendre au bord des routes et pistes pour les cueillir comme des lièvres.

En tout cas, ces derniers jours ont montré la capacité des Burkinabè à dépasser leurs divergences politiques. En dehors évidemment de ceux qui ont la critique facile, ceux qui invectivent sans apporter la moindre piste de solution. Même l’Eléphant est sorti de la savane du CFOP pour proposer de surseoir au référendum ou de le différer pour apporter un appui logistique à nos braves FDS. Sur ce point, on peut dire que l’Eléphant revient de loin et c’est tout à son honneur.

En attendant de déclarer prochainement cette traque aux terroristes, que chacun fourbisse son arme.

Mounafica, tout œil tout ouïe!

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