Accueil » Défense-Sécurité » Lutte contre le terrorisme: l’apport de la société civile discuté en conclave

Lutte contre le terrorisme: l’apport de la société civile discuté en conclave

La troisième session du cadre de concertation et de dialogue ETAT/OSC (Organisations de la société civile) a ouvert ses portes ce mercredi 26 décembre à Ouagadougou dans la salle de conférence de Ouaga 2000. Organisés par le ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation et présidés par le Premier ministre, chef du gouvernement, les travaux se dérouleront du 26 au 27 décembre 2018 sous le thème: «partenariat ETAT/OSC: quels défis pour une lutte efficace contre l’insécurité et le terrorisme». Des experts, des responsables d’OSC et d’imminentes personnalités vont se pencher pendant deux jours sur cette thématique «afin de guider la stratégie des OSC» a espéré Jonas Hien, président du conseil national des OSC.

Le présidium à l’ouverture de la rencontre

La rencontre ETAT/OSC, précise le Premier ministre, intervient dans un contexte de menace terroriste qui assaille de toute part notre pays le Burkina Faso, «c’est des défis nouveaux». En cela, a-t-il indiqué: «la tenue de cette session est l’occasion de susciter des échanges et d’approfondir la réflexion à l’effet de dégager les voies et moyens pour une synergie d’actions salvatrices (acteurs étatiques et les organisations de la société civile) contre l’insécurité et le terrorisme». Pour le chef du gouvernement, la tenue de ce cadre est une volonté réaffirmée du gouvernement de maintenir un dialogue permanent avec un partenaire qu’est la société civile. Pour lui, la lutte doit être coordonnée et participative. Le Premier ministre l’a dit haut et fort: «La menace, ce n’est pas le gouvernement, ce n’est pas l’ETAT, c’est la démocratie qui est attaquée, c’est nos choix qu’on attaque, c’est tout le peuple qui est attaqué». C’est pourquoi a-t-il réaffirmé, «il est nécessaire d’impliquer tous les citoyens à travers la partition de la société civile».

Le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, a l’ouverture des travaux

Aussi, la société civile à travers la voix de M. Jonas Hien assure: «vouloir saisir l’occasion de cette rencontre pour marquer son engagement à participer activement à la recherche de solutions pour une lutte efficace contre l’insécurité, le terrorisme, l’incivisme, le blanchiment de capitaux et pour la paix sociale au Burkina Faso.

M. Jonas Bien président du conseil national des OSC

Cependant les acteurs de la société civile reconnaissent que pendant longtemps, ils ont investi très peu le secteur de la sécurité estimant qu’il est exclusivement réservé à l’Etat. Mais M. Hien reconnaît que: «le contexte mondial en général et national en particulier commande que le secteur de la sécurité qui est un secteur stratégique pour le développement soit également investi par les organisations de la société civile pour une synergie d’actions avec l’Etat, pour relever les défis sécuritaires auxquels le Burkina est confronté aujourd’hui». Mais comment cela va-t-t-il se faire? M. Hien indique que c’est en cela même, l’essence d’une telle rencontre. Pour dire que les attentes vis-à-vis des OSC seront à la conclusion de cette rencontre.

Aussi, Premier ministre a-t-il saluer l’organisation de cet évènement conduite par le ministre de l’Administration territoriale et son équipe. Ce fut également l’occasion pour M. Paul Kaba Thiéba de remercier le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), car a-t-il affirmé, «cette initiative est fortement soutenue par cette institution qui, depuis les réflexions relatives à la mise en place d’un tel cadre, n’a de cesse d’être au côté du gouvernement pour son organisation».

Hamadou Ouédraogo

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *