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Maco: une quinzaine de femmes détenues formées pour la vie après la prison

L’Association Groupement Alternatif d’initiatives artistiques (GAIA) qui accompagne les personnes vulnérables par divers moyens a, dans le cadre du projet de réinsertion socio-professionnelle des femmes détenues à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO), formé une quinzaine de femmes dans plusieurs domaines. La cérémonie marquant la fin des ateliers de formation a eu lieu le mardi 26 février 2019 a marqué la fin de la formation.

le directeur de la Maco, l’inspecteur de sécurité pénitentiaire, Claude Ouédraogo a apprécié à sa juste valeur,cette formation

Une quinzaine de femmes détenues à la Maco ont bénéficié de l’Association, GAIA, des ateliers de formation dans plusieurs domaines. Cette formation qui a duré trois mois, rentre dans le cadre du projet de réinsertion socio-professionnelle des femmes à la MACO.

Quatre volets ont été proposés aux apprenantes selon la présidente de l’association, Isabelle Dosso : l’art thérapie avec la danse et l’art plastique, la couture, le développement personnel et l’alphabétisation fonctionnelle.

Ces différents ateliers ont permis aux femmes détenues à entendre la représentante des bénéficiaires, Pascaline Simporé, de révéler des talents. « L’atelier d’art plastique nous a permis de dessiner notre portrait, d’exprimer et faire ressortir un trait de notre caractère. Il a aussi donné à toutes, l’envie de s’impliquer dans le travail demandé et d’oublier les préoccupations », s’est-elle réjouit.

Aussi, poursuit Mme Simporé, les femmes bénéficiaires de ces ateliers de formation ont acquis une nouvelle compétence dont elles sont fières. « Dans l’atelier de création des bijoux, nous avons créé des boucles d’oreille, des colliers, des bracelets avec des morceaux de canette et quelques perles… ,et nous serons très satisfaites de pouvoir les transmettre à notre tour à l’extérieur », a-t-elle révélé. En plus de cela, Pascaline Simporé a noté que  l’atelier le plus gai, le plus festif et le plus amusant pour certaines qui n’avaient pas l’habitude de bouger, reste l’atelier de danse. Dans le groupe, dit-elle, certaines se sont révélées de bonnes danseuses.

Les oeuvres réalisées par les femmes détenues au cours de la formation

Une série de formation que le directeur de la Maco, l’inspecteur de sécurité pénitentiaire, Claude Ouédraogo a apprécié à sa juste valeur.  Pour lui, dans le cadre de la réinsertion sociale, l’administration pénitentiaire a prévu de nombreuses activités pour les détenues. Mais vu le manque de moyen, « on ne peut pas tout couvrir ». Les activités de l’association constituent donc pour lui, une nouveauté. « C’est la première fois que je vois ça et c’est une initiative à louer car elle permet aux détenus et au monde extérieur de savoir qu’en réalité, la prison n’est pas une fin en soi. Je suis émerveillé et je souhaite que cela se pérennise parce que ça permet aux détenus de s’exprimer, de savoir qu’ils ne sont pas délaissés », a-t-il souhaité.

A la question de savoir s’il y a un mécanisme de suivi pour ces détenues après la prison, Isabelle Dossa a répondu que c’est en projet: « On est en train de réfléchir sur d’autres projets pour pouvoir trouver une solution entre la sortie de la prison et la vie chez elles ».

Madina Belemviré

 

 

 

 

 

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