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Manganèse de Tambao: Frank Timis veut  »saboter » la conférence des bailleurs autour du PNDES

Le ministre Salif Kaboré des Mines d'alors, remettant le décret d'octroi de l'exploitation à Franck Timis (ph lefaso.net)
Le ministre Salif Kaboré des Mines d’alors, remettant le décret d’octroi de l’exploitation à Frank Timis (ph lefaso.net)

L’exploitation du manganèse de Tambao est un casse-tête burkinabè, comme le répète le député Ousseni Tamboura, le président de la commission d’enquête parlementaire sur les mines. Depuis la mise en place de cette commission, la société Pan African Burkina (devenue Pan African Tambao) qui a signé un contrat d’exploitation de ce manganèse développe une attitude conflictuelle très irritante. La dernière en date: elle a saisi la Cour internationale de commerce de Paris le 2 décembre 2016, au moment où l’exécutif burkinabè se trouvait dans cette ville pour rechercher des fonds pour financer son PNDES. Si ce n’est pour «gâter» le nom du Burkina, que va chercher Frank Timis dans cette affaire? De quoi Timis a-t-il peur? Qu’est-ce qui le fait courir de la sorte?

En 2012, il signe un contrat avec le gouvernement burkinabè pour exploiter le manganèse de Tambao. La signature de ce contrat est intervenue après que l’Autorité de régulation des marchés publics ait déclaré incompétente la commission d’attribution des marchés qui a attribué le marché à sa société, Pan African Burkina. Il faut également rappeler que la société de Timis a été attributaire du marché à l’issue de la rupture unilatérale du contrat avec une autre société qui était sur le site.

Pan African Tambao n’a visiblement rien réalisé sur le terrain, prétextant la suspension de son permis d’exportation du manganèse sous la Transition. La Transition s’est achevée il y a un an. Mais la société n’a pas bougé du site. Ayant été informée de la mise en place de la commission d’enquête parlementaire sur les mines, elle menace d’attaquer le Burkina en justice. Pour elle, le Burkina est à la base de ses malheurs. Elle accuse le pays de refuser qu’elle exporte par la route plus de 40 000 tonnes de manganèse, alors qu’un retard a été pris dans la réhabilitation du chemin de fer.

C’est ainsi que Pan African dépose un recours à la CAMCO en fin octobre 2016. L’Etat burkinabè, qui s’est attaché les services d’avocats, tente de se défendre. Un premier rendez-vous a été honoré par les 02 parties à la CAMCO. La procédure suit donc son cours à ce niveau. Dans le contrat, il est clairement mentionné que si les 02 parties ne s’entendent pas au niveau de la CAMCO, l’affaire sera portée devant la Cour internationale de commerce de Paris.

Timis n’a donc pas attendu que la CAMCO vide le dossier pour se précipiter à Paris au moment où le gouvernement tente de lever des fonds pour financer le développement. L’objectif de Timis est clair: salir le nom du Burkina Faso aux yeux des investisseurs afin de les détourner. Ce que Timis n’ignore pas, c’est que lui-même a succédé à 02 sociétés à Tambao, mais il ne s’est pas découragé pour signer le contrat avec le Burkina Faso.

Cette affaire doit être prise très au sérieux par le gouvernement. Timis ne peut pas rester sur le site et attaquer le Burkina. Il faut que le Burkina, qui est un Etat souverain, ait du courage dans ses actes. Malheureusement, aux côtés du ministre des Mines, gravitent des personnes qui ont contribué à installer Timis à Tambao. Quels conseils objectifs peuvent-elles donner à ce ministre?

Adoua Kassiro

Un commentaire

  1. Aie pitié de notre cher pays. N’amène pas le gouvernement à conduire le pays dans un drame économique. Serais-tu capable d’en être tenu pour responsable? Tu ne connais pas vraiment ce dossier. Je t’invite à approcher la société ou le Ministère des mines, tu en sauras mieux. Pour ta gouverne, comme tu penses que la société n’a pas travaillé, sache que Tambao que tu connaissais depuis 1960 avait 19 millions de tonnes de minerais et qu’aujourd’hui le Burkina peut se vante d’un gisement de 107 millions de tonnes de minerais pour le même Tambao. Renseigne-toi et tu sauras que c’est African qui a réalisé les travaux qui ont abouti à cette nouvelle réserve. C’est trop facile de diaboliser les gens! De grâce, n’œuvre pas à en ajouter aux problèmes des pauvres citoyens qui en ont déjà assez de la faim, des maladies et du chômage, pour supporter une dette inutile comme celle dans laquelle tu veux inciter à conduire le pays.

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