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Mauvaise campagne à la Sofitex: le gouvernement au secours des cotonculteurs

On a envie de revoir des campagnes où les silos débordent de coton

Comme à chaque fois que le coton a des difficultés, l’Etat est encore intervenu pour soutenir la filière. Nous l’avions dit été répété tout le long de la crise qui a secoué le secteur du coton dans la zone Sofitex, la filière a connu des problèmes qui ont toujours été solutionnés. Il n’y avait donc pas de raison que celle-ci ne trouve pas une issue heureuse.

Lors du dernier Conseil des ministres, le gouvernement a décidé, malgré le contexte difficile, de soutenir la filière cotonnière de la zone Sofitex à plus de 14 milliards et demi de francs CFA pour résorber les problèmes d’impayés nés de la mauvaise récolte. Comme quoi, il fallait simplement savoir poser le problème, privilégier la concertation et le dialogue, au lieu de ruer dans les rancards.

Le gouvernement sait plus que quiconque la place que le coton occupe dans l’économie du Burkina. La culture de coton fait vivre des millions de Burkinabè, procure des emplois directs et indirects, fait tourner beaucoup d’économies et de services. Laisser tout ce beau monde dans le désarroi, c’est mettre la paix sociale en danger. Le gouvernement ne pouvait donc pas abandonner une frange importante de la population. S’il peut octroyer des fonds communs à quelques individus, il aurait tort de ne pas considérer le sort de millions de personnes.

…où les paysans travaillent dans la bonne humeur

Le gouvernement aurait simplement changé de DG de la Sofitex sans trouver ces solutions que les problèmes demeureraient en l’état. Il faut donc éviter de se tromper de sujet, lorsqu’un problème est posé. Le gouvernement, lui, a cru aux causes qui ont engendré la baisse de la production.

L’adage dit que lorsqu’on te lave le dos, lave-toi la face. Sociétés cotonnières et producteurs doivent se donner la main pour réussir la prochaine campagne et prouver au gouvernement et à tous les Burkinabè qui ont consenti cet effort qu’ils n’ont pas eu tort de miser sur le coton. Il faut des intrants de qualité et en quantité, un bon encadrement technique, une observation scrupuleuse des itinéraires et paquets technologiques pour plus de production. Le label qualité du coton burkinabè étant de retour, produire plus, c’est vendre mieux. Vendre mieux, c’est réaliser des bénéfices et pourvoir en redistribuer aux cotonculteurs.

Le ciel s’étant dégagé, souhaitons une embellie dans les champs et une bonne pluviométrie pour que le coton soit encore plus blanc que neige.

Hidogo

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