Accueil » En face du miroir » Mea culpa

Mea culpa

Lorsque l’autre jour je faisais un clin d’œil à mon parent à plaisanterie et confrère El hadj Issaka Lingani, en réalité, je me donnais le prétexte de revenir sur l’utilisation du réseau social au Burkina. Mais figurez-vous qu’il ne m’a pas encore contacté pour négocier une plage, il continue ses publications face-de-boucardes. Ladji, là, c’est pas sérieux. Viens on va faire du bon boulot ensemble! Laisse ton Fils de Lengha et Naïm (j’ai cru un temps que c’était l’artiste Nay-le-vilain qui avait fait une reconversion). Eux, ils sont dans leur rôle d’activistes!

Une image du sommet de Paris sur le PNDES sur la page Facebook de Les Echos du Faso le 8 décembre 2016
Une image du sommet de Paris sur le PNDES sur la page Facebook de Les Echos du Faso le 8 décembre 2016

Plus sérieusement, je voudrais dire que nous-mêmes journalistes ou médias, nous faisons la même chose. Car, des fois, nous publions des informations sur Facebook, au lieu que celles-ci le soit en premier lieu dans nos pages avant d’être partagées sur les réseaux sociaux.

L’autorité fait également un usage abusif de Facebook. Il y a souvent des informations qui sont livrées en exclusivité sur les pages institutionnelles, avant d’être mises à la disposition de la presse.

L’un dans l’autre, si nous n’y prenons garde, c’est de cette façon que nous allons tuer notre profession, notre métier. Car, si les réseaux sociaux doivent avoir la primeur de l’information, les lecteurs y trouverons leur compte et se détournerons petit-à-petit de nos colonnes, nos ondes et nos petits écrans. Personnellement, nous avons eu à publier des images de la conférence de Paris sur le PNDES sur notre page Facebook iniquement. Mea culpa.

Le travail de journaliste est noble, il ne peut pas se résumer en une publication de tracts, de rumeurs et d’humeurs…

Hidogo

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *