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Message la NAFA à l’occasion de la nouvelle année 2018

Vaillant peuple du Burkina Faso, militantes, militants et sympathisants de la Nouvelle Alliance du Faso (NAFA),

La NAFA voudrait à l’occasion de la nouvelle année 2018, présenter à chacune et à chacun de vous ses vœux de nouvel an. A vous tous, burkinabè de l’intérieur comme de l’extérieur, la NAFA  souhaite que l’année 2018 soit une année de santé, de bonheur, de prospérité, de paix et de cohésion sociale.

En ces moments précis, nos pensées vont à l’endroit de toutes les victimes  civiles et militaires tombées sous les balles meurtrières  des terroristes. Que leurs âmes reposent en paix, et que Dieu apaise les cœurs de leurs familles respectives et les fortifie en ces moments de douleurs. A tous les prisonniers, pseudo-prisonniers, et persécutés politiques, nous vous disons courage, restez sereins, car vous n’êtes pas seuls, la vérité et l’équité triompheront, tôt ou tard.

Vaillant peuple du Burkina Faso, militant(e)s et sympathisant(e)s de la NAFA, l’année 2017 et particulièrement ces deux dernières années ont été des plus difficiles que les burkinabè aient vécu. L’espoir tant promis et suscité par le pouvoir régnant du MPP a fait place à la désillusion et les burkinabè ont totalement perdu confiance eu égard à la façon dont notre pays est dirigé aujourd’hui.

Tristement, l’on a assisté tout au long de l’année 2017 à du tâtonnement au sommet de l’état, conséquence d’une absence en amont de  visions politique et de développement socio-économique. Pire, la suffisance , l’arrogance et l’incivisme ont été érigés en mode de gouvernance. Le  pouvoir du MPP ne tire des leçons que des conséquences mais pas des causes de son manque de vision pragmatique et de sa mal gouvernance. Pour preuve, il a fallu des centaines de victimes enregistrées lors des attentats terroristes pour que le pouvoir en place se rende compte qu’il aurait fallu depuis 2016, faire de la sécurité nationale, une question prioritaire. Cette réalité est également valable sur le plan économique où le PNDES qui avait été brandi avec hâblerie comme la solution miracle aux problèmes des burkinabè a entre autre «lui-même besoin d’un plan d’urgence de sauvetage dans un océan sans rivage » selon le  jeune ex-ministre démissionnaire Tahirou Barry, qui peut être rêvassait en une véritable alternance dans le sens positif. On assiste actuellement à une incohérence politique et à une hétérogénéité managériale au sommet de l’Etat où des membres du bureau exécutif du MPP comme Mr Emile Pare, en charge de l’idéologie du parti se démarquent de la gestion de l’exécutif dont ils ignorent qu’ils sont pourtant comptables et responsables conformément aux dispositions entre autres des articles 46, 55, 63, 65 de notre constitution. L’imbroglio dans le système éducatif actuel de l’enseignement de base, en passant par le secondaire et le supérieur pause de sérieuses inquiétudes pour les Burkinabè qui ont leurs enfants qui étudient au Burkina Faso. Malheureusement, cela n’est peut être pas un soucis pour les responsables des institutions républicaines qui ont leurs enfants à l’extérieur comme exemple ceux du Président de l’Assemblée nationale qui l’affirme d’ailleurs fièrement.

La NAFA n’est d’ailleurs pas étonnée qu’après avoir instauré le règlement des revendications salariales au cas par cas il y a deux ans, le président du Faso Roch Kaboré revienne aujourd’hui sur sa position, signe d’un pilotage à vue, sans piédestal, et de l’amateurisme politique.

Sur le plan politique, de la haine, la division et la vengeance instaurée par la transition et ses pseudo-OSC satellites, le pouvoir du MPP en a fait son mode de gouvernance favori en manipulant la justice à souhait au goût de ses intérêts. La désillusion de l’UPC après la scission récente de son groupe parlementaire, probablement soutenu et orchestré par le régime en place est un exemple du manque d’éthique pour certains acteurs politiques même anciens camarades de l’insurrection populaire. La récente interpellation du Colonel Denise Auguste Barry ne fait d’ailleurs que mettre en exergue la fracture qui existent entre burkinabè d’où la nécessité urgente de la réconciliation nationale. En effet aucun pays au monde ne s’est développé sans l’unité et la cohésion nationale. Aucun développement socio-économique n’est possible dans la haine, la division, l’inimité et la vengeance. La prostitution politique prônée depuis la transition doit faire place à l’union, la paix et la cohésion sociale, piliers indispensables pour le développement socio-économique et la paix dans notre pays.

C’est pour cette raison que pour l’intérêt supérieur de la nation, la NAFA appelle le président du Faso à instaurer avec courage et abnégation, un dialogue franc sans ostracisme avec toutes les forces vives du Burkina de l’intérieur comme de la diaspora  pour repartir sur de nouvelles bases pour un Burkina stable, prospère, et uni.

Que l’année 2018 soit l’année de la paix, de la stabilité, du pardon, de la justice, de la vérité , de la réparation, de la prospérité, de la réconciliation nationale, et du bien être social pour le Burkina Faso.

Pour le Bureau exécutif national

Le président par intérim

Professeur Mamoudou H. DICKO

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