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Mettre les bœufs devant la charrue

A-t-on mis la charrue devant les bœufs?

Rosi et le parent Badolo ont une vision innovante du système de recouvrement des taxes et impôts au profit du Trésor public. Ils multiplient les innovations pour une collecte optimale et simplifiée de la fiscalité. La gestion informatisée de tous les actes, c’est très bien, puisque tout le monde y gagne en temps réel. Personne ne sera tenté de corrompre personne, ce qui est un risque en moins dans la vie des entreprises. Mais il y a comme une symphonie inachevée dans cette affaire. On a mis les bœufs devant la charrue.

En effet, le tout informatisé dans l’administration fiscale est un goulot d’étranglement. Avec le niveau de connectivité bancale qu’offrent les services habilités, on en vient à regretter les vieilles méthodes manuscrites. Figurez-vous que vous pouvez perdre une journée à vouloir vous faire établir un document dans les Divisions fiscales. L’expérience a été vécue à la Division fiscale Ouaga 8. En plus des coupures d’électricité, le problème majeur a été l’impossibilité de se connecter au serveur du ministère.

Pour avoir une attestation de situation fiscale, par exemple, le contribuable devra donc user deux bons jours: puisque la délivrance des documents constitutifs du dossier de demande étant conditionnée par la connectivité. Le contribuable devra donc attendre le lendemain pour introduire sa demande et obtenir le précieux sésame dans l’après-midi (14 h). S’il n’a pas les jambes alertes pour rejoindre dare-dare le service où il lui est demandé l’attestation, il aura besoin d’un troisième jour pour être satisfait. C’est une situation vécue.

Quand on vit ce genre de situation, on comprend aussi les syndiqués du Synafi et du Snaid lorsqu’ils demandent de meilleures conditions de travail. Dans les locaux des divisions fiscales souvent loués et inadaptés, ils sont coincés comme des sardines dans une boîte. En plus, si la connexion n’est pas fluide pour qu’ils libèrent rapidement les usagers, ce sont des ‘’bouchons’’ qui se créent là aussi. Cette situation les met également sur les nerfs. Comment alors accueillir les contribuables dans de bonnes conditions et protéger leurs sonnées? C’était une parenthèse pour attirer l’attention des décideurs.

Avant donc de lancer les innovations, il faudra d’abord faire le plaidoyer auprès de Hadja-l’économiste-numérique afin qu’elle accélère le maillage du territoire et mette surtout la qualité dans les services. Aujourd’hui, la connexion Internet, les services de télécommunications en général sont une nécessité, on peut même dire que c’est aussi une priorité. Nous sommes à l’ère du numérique donc tout le travail se fait sur la base de la connectivité. Le consommateur Lambda a l’impression que les sociétés qui offrent ces services lui pompent ses maigres sous pour un service de merde après.

Pierre Nacoulma et son compère Hien Somda, au lieu de se livrer une guerre sans merci dans le contrôle de la Ligue des consommateurs du Burkina, devraient liés leurs efforts pour contraindre les fournisseurs des 3 Géantes merdes et autres à respecter le consommateur.

Dans tous les cas, tout ça est la faute à Hadja-l’économiste-numérique nationale et à l’ARCEP dont on a l’impression qu’elle manque d’autorité.

L’Impertinent

3 commentaires

  1. Je regrette mais l’informatique suit la volonté du traiteur. Quant on ne veut pas travailler ou quant on veut saboter, on accuse l’outil informatique pour rien. Non seulement il doit y avoir une mauvaise volonté, mais les gens ont horreur des changements car souvent la maîtrise des logiciels posent problème. On en a vu et c’est pénible pour des diplômés de souffrir ainsi tout en exigeant des gros traitements tout en étant incompétents. Il y en a de très competents, sincères, discrets et rigoureux, mais le pourcentage est faible. Il faut accepter les changements qui mènent à la perfection plutôt que de vouloir la facilité sans rentabilité.

  2. De l’expression « mettre la charrue avant les boeufs »

    Il est de plus en plus frequent de lire un mauvais usage de cette expression.
    Par principe, on met les boeufs avant la charrue pour que ceux-ci puissent la tracter. Alors quand on veut signifier le contraire, pour illustrer un acte précipité ou l’inversion de l’ordre des choses, on dira: « mettre la charrue avant les boeufs » et pas le contraire qui serait normal par ailleurs.

    A bon entendeur, salut!

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