Mines: le syndicat réclame à SEMAFO et Bissa Gold l’application des textes sur la règlementation des heures supplémentaires - Les échos du Faso
Accueil » Société » Mines: le syndicat réclame à SEMAFO et Bissa Gold l’application des textes sur la règlementation des heures supplémentaires

Mines: le syndicat réclame à SEMAFO et Bissa Gold l’application des textes sur la règlementation des heures supplémentaires

«Nous demandons à la direction générale de SEMAFO et de Bissa Gold, l’application des textes du travail au Burkina Faso sur la règlementation des heures supplémentaires et les modalités de leur rémunération», a réclamé le Syndicat des travailleurs de la géologie des mines et des hydrocarbures (SYNTRAGMIH), affilié à la CGTB, mercredi 25 avril, au d’une cours d’une conférence de presse.

                                                               Lassané Simporé (micro) le SG du syndicat

Conformément à l’arrêté 2000-003/MTSS/SG/DGT/DER du 7 mars 2007 portant règlementation des heures supplémentaires et des modalités de leur rémunération, le travail effectué au-delà des 40 heures donnent lieu à des heures supplémentaires.

Contrairement à certaines mines dont IAM Gold Essakane qui appliquent ces dispositions, la direction générale de SEMAFO a décidé, selon les conférenciers, de changer de programmes de travail en 7/7 sans tenir compte des heures supplémentaires qu’engendre cette nouvelle approche dans le travail. Le 7/7, explique le secrétaire général du syndicat, Lassané Simporé, est un système qui permet de travailler 7 jours et de se reposer 7 jours.

Il faut noter que les travailleurs de la mine de Bissa Gold ont pratiqué en janvier 2012, le 7/7 dans les conditions légales. Mais en avril 2013, la direction générale a imposé le 4/4, un système qui permet de travailler 4 jours et de se reposer 4 jours, explique Lassané Simporé. En plus de faire perdre aux travailleurs leurs avantages, ce système épuise les travailleurs qui sont constamment sur la route, de l’avis de M. Simposé. «Nous rejetons cette vision et demandons l’application des heures supplémentaires qu’engendreraient les nouvelles cédules de travail», a déclaré le SG.

Pour lui, «la direction tente de se soustraire à la loi et les travailleurs qui réclament la juste mise en application des textes sont taxés d’extrémistes, d’irresponsables». Or, soutient-il, «ce n’est pas une nouvelle revendication, mais une réclamation dont la solution réside dans l’application correcte des textes du travail en vigueur contenue dans le droit positif burkinabè».

Selon M. Simporé, «nous avons approché les autorités administratives qui ont reconnu le caractère illégal de l’approche de la direction générale des deux mines».

Mobilisés pour défendre cette cause «juste», les travailleurs ont mis en garde certains cadres, directeurs et anciens délégués qui tentent de saper leurs actions en opposant des travailleurs contre eux.

Madina Belemviré

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *