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Ministère de la Décentralisation: le syndicat donne un ultimatum d’un mois au ministre pour respecter ses engagements

Le Syndicat national des administrateurs civils, des secrétaires et adjoints administratifs du Burkina (SYNACSAB) a annoncé mardi au cours d’une conférence de presse qu’il va suspendre son mot d’ordre de grève pour accorder le délai d’un mois au ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation afin qu’il respecter ses engagements pris pour la satisfaction de la plateforme revendicative des agents.

Le SYNACSAB a donné un mois à leur ministre de tutelle pour respecter ses engagements
Le SYNACSAB a donné un mois à leur ministre de tutelle pour respecter ses engagements

«Un mois». C’est le délai que le SYNACSAB a accordé au ministre de l’Administration territoriale pour respecter ses engagements pris lors de la rencontre du 20 juillet avec le syndicat.

En effet, quatre mois après sa création le 4 mars 2017, le SYNACSAB a décidé dans une plateforme, de revendiquer de meilleures conditions de vie et de travail qu’il a soumis au ministre de l’Administration territoriale. Entre autres revendications, on peut noter l’adoption d’une loi professionnalisant le corps des administrateurs civils et d’un plan de carrière des agents pour éviter les nominations de complaisance, la prise en compte des contraintes particulières des administrateurs civils, des secrétaires administratifs et adjoints administratifs.

Des revendications qui sont tombées dans les oreilles d’un sourd à en croire le secrétaire général du syndicat Adama Bidiga. Ce qui a conduit de son avis le SYNACSAB a observé un sit-in le 28 juin dernier, lequel sit-in a été bien suivi selon lui, dans les 42 provinces. Toutefois, a-t-il déploré, en réaction à ce sit-in, le gouvernement a procédé au relèvement de soixante seize préfets dont soixante dix ont pris part au sit-in. Toute chose qui est contraire à la Constitution selon le SG. «Aucun texte de loi ni de règlement n’interdit à un chef de circonscription administrative de se syndiquer ou d’aller en grève», a fustigé Adama Bidiga.

Le SG du syndicat, Adam Bidiga
Le SG du syndicat, Adam Bidiga

Mieux, poursuit-il, la loi 45-60, portant règlementation du droit de grève des fonctionnaires et agents de l’Etat, est venue conforter la décision du syndicat sur le droit de grève des chefs de circonscription administrative. Convaincu que sa lutte est légitime, le SYNACSAB tout en condamnant l’attitude du gouvernement avait appelé ses militants à observer de nouveau un sit-in le 10 juillet suivi d’une grève de soixante douze heures pour compter du 26 au 28 juillet si le gouvernement n’apporte pas de propositions concrètes.

A l’issue du sit-in, a indiqué le SG, le syndicat a été invité par le ministre de l’Administration territoriale le 20 juillet pour une rencontre, rencontre au cours de laquelle il a promis de faire diligence sur un certain nombre de points de la plateforme. Parmi ces points, on retient la loi portant institution du corps préfectoral, la construction ou la réfection des bâtiments administratifs et résidences des chefs et circonscriptions administratives, le redéploiement des administrateurs civils affectés dans les préfectures…

Pour permettre au ministre de respecter ses engagements, le syndicat selon son secrétaire général a décidé de suspendre son mot d’ordre de grève sur toute l’étendue du territoire national et de lui accorder le délai d’un mois. Mais, a-t-il prévenu, «ce délai ne saurait excéder un mois pour voir un début d’exécution des promesses faites».

Madina Belemviré

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