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Mois de Ramadan: halte à la surenchère des denrées de grande consommation

Les fidèles musulmans en bonne santé sont depuis hier 17 mai 2018 en carême. Ils vivront ainsi 29 ou 30 jours de privations, de prières, de dévotion et de partage. Le point culminant de ce mois étant sans doute «la Nuit du destin».

Mais faut-il rappeler que pour le musulman pratiquant, tout n’est pas de s’abstenir de manger, de boire, d’avoir des relations sexuelles… de l’aube au coucher du soleil. Tout, au contraire, doit être fait dans la droiture, la justice et l’équité. Mais, force est de constater que durant le jeûne, période de félicité, bien de commerçants pourtant croyants refusent de jouer franc-jeu. Au nom d’une pénurie simulée et des appétits commerciaux, ils se sucrent sur le dos des autres en pratiquant une envolée des prix que même le politique n’y peut rien. Il est temps que les spéculateurs mettent fin à leur cupidité.

Souvent durant le mois du Ramadan le prix du riz, du sucre et de l’huile flambe

Chacun sait que ce mois de carême est tout autant celui de la privation que celui de la surconsommation, le jeûne suscitant aussi, malheureusement, des appétits commerciaux.

Mois de Ramadan: période de privations, de prières, de dévotion et de partage

Chaque année, le mois saint de l’Islam est, pour ce faire, une période de spéculation sur les produits de première nécessité. Le gouvernement à beau bander les muscles ou s’assurer de la disponibilité effective des denrées de grande consommation, les prétextes ne manqueront pas aux commerçants véreux pour majorer les prix des produits les plus consommés.

Ainsi, si cette période rime avec «don et partage », pour certains, elle rime, pour d’autres, avec «business». Pendant que les uns, par leurs sacrifices alimentaires, préparent leur place au paradis, les autres préfèrent améliorer leur quotidien sur terre en spéculant sur les produits qu’ils écoulent, notamment le sucre devenu soudain luxe inaccessible.

En particulier le sucre devient soudainement un luxe inaccessible

Il est donc légitime qu’à l’instar des années précédentes, les citoyens burkinabè  craignent une montée incognito en flèche des produits de première nécessité par la faute d’indécrottables spéculateurs. En effet, ces saprophytes sans vergogne, faisant fi de l’idée de solidarité et de partage avec les autres qui sous-tend le mois sacré, aiment se lâcher dans une quête effrénée de gains illicites. Pour beaucoup, tout est bon pour se faire des sous aux dépens des autres: majoration de prix, ventes de produits périmés, imitations de denrées, mensonges sur les poids et mesures et bien d’autres tromperies sur la marchandise. Tout y passe. Mais bon sang, comment peut-on vouloir d’une chose et son contraire, Dieu et la magouille?

Ce n’est pas pour rien que pour avoir la récompense divine ici-bas et dans l’Au-delà, il est recommandé au jeûneur de ne pas insulter, mentir ou médire des autres…

Prions donc le bon Dieu pour tous et chacun, afin que cette période bénie soit saisie pour nous rapprocher d’Allah en évitant d’exploiter la misère des autres.

En attendant, excellent mois de ramadan à tous et à toutes!

Les Échos du Faso

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