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Mouvement d’humeur des transporteurs: pourtant, l’UCRB a joué à la médiation

Suite à un mouvement d’humeur des transporteurs qui s’apparente à une grève, nous sommes allés à la rencontre de l’Union des chauffeurs routiers du Burkina (UCRB) ce 26 août 2018, pour avoir de plus amples informations. Sans protocole, M. Ilboudo Georges a bien voulu nous en dire davantage sur une situation qui avait occasionné la fermeture de la cours de l’Organisation des travailleurs routiers du Burkina (OTRAF).

Ilboudo Georges, membre de l’UCRB

Certains transporteurs routiers ne sont pas contents. Pour le savoir il suffit de faire quelques kilomètres sur les routes nationales hors de la ville de Ouagadougou. De longues files de camions sont en stationnement. Selon monsieur Ilboudo Georges, membre de l’Union des chauffeurs routiers du Burkina (UCRB), le mouvement aurait commencé il y a quatre jours et serait dû à des problèmes de chargements dans les différents ports et à l’intérieur du Burkina. Les chauffeurs pointent du doigt l’Organisation des travailleurs routiers du Burkina (OTRAF).

Longues files de camions stationnés à la sortie Sud de Ouagadougou

C’est ainsi que certains transporteurs au sang chaud sont allés fermer la cours de l’OTRAF. Un comportement illégal que le ministre des Transports a dénoncé. Il a par ailleurs interpellé l’UCRB et intimidé l’ordre aux transporteurs concernés de libérer la cours de l’OTRAF car une association n’a pas le droit d’aller fermer la cour d’une autre association par simple mécontentement. Il est interdit de se rendre soi-même justice.

A en croire M. Ilboudo, une solution avait été trouvée au Conseil des ministres  et un compte-rendu avait été fait aux chauffeurs qui avaient accepté de libérer la cours de l’OTRAF.

En principe, selon lui, il n’y a plus de problème. Il ne comprend donc pas ce mouvement d’humeur en cour actuellement. Il a donc tenu à préciser que le problème ne vient pas de l’UCRB mais de la réaction spontanée de certains chauffeurs routiers. Peut-être que d’ici là, ils préciseront davantage les raisons de ce mouvement qui, du reste, inquiète les populations.

Hamadou Ouédraogo

Un commentaire

  1. Il fallait de toutes les façons s’attendre à ce qu’un jour il y ait un couac entre les chauffeurs et leurs différentes associations. Par principe, l’adhésion à un syndicat ou à une association est volontaire, mais au niveau des transporteurs ça n’a jamais été le cas. Avec le silence coupable de l’Autorité, des syndicats mettent en place des postes de contrôle et procèdent à des immobilisations de camions pour défaut d’adhésion ou de paiement de cotisations. Que dit le ministre par rapport à cela?

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