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MPP: une rentrée politique sur un ton de fermeté

Le parti au pouvoir a effectué sa rentrée politique 2017-2018 dans la matinée du jeudi 5 octobre à Ouagadougou, autour du thème «le Mouvement du peuple pour le progrès face au défi de la sécurité, de la restauration de l’autorité de l’Etat et de la forte demande sociale». A l’occasion, le président par intérim du parti, Simon Compaoré, a livré un message empreint d’engagements aux côtés de l’Exécutif, mais aussi de fermeté à l’endroit de ceux qui, selon lui, veulent empêcher le MPP de diriger le pays.

 

Présidium lors de la cérémonie de rentrée politique du MPP, avec Simon Compaoré (milieu)

Le thème choisi pour servir de référentiel dans le cadre de la réflexion nécessaire à l’action du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) dans les jours et mois à venir invite, de l’avis de Simon Compaoré, «tous les militantes et militants et par-delà, les Burkinabè des villes et des campagnes à une profonde introspection en vue d’un retour aux valeurs fondatrices de notre patrie commune.»

Face à la problématique de l’insécurité, le MPP «se doit, selon son président par intérim, de proposer une doctrine dont les axes majeurs» devront être à même de compléter «l’action militaire par une articulation d’avec elle». Dans ce sens, les militants du parti et «l’ensemble du peuple sont appelés à appuyer» les forces de défense et de sécurité dont la «dotation en moyens de tout genre devrait se poursuivre de la part de l’Etat».

Relativement à la mise à mal de l’autorité de l’Etat, le MPP se veut à la fois interpellateur et menaçant. Tout en lançant «un appel vibrant à toutes les filles et à tous les fils du Burkina Faso» à s’investir activement dans la restauration de l’autorité de l’Etat, Simon Compaoré et ses camarades préviennent que «face à une menace d’agonie du contrat social, l’Etat ne peut qu’user de ses prérogatives (…) en adjoignant la force à la loi pour sortir notre Nation d’un péril planifié dans des laboratoires d’alchimie funeste». Dans cette dynamique, le MPP appelle au «renforcement du dispositif juridique et judiciaire» en vue «de permettre la poursuite et la sanction de tout comportement s’écartant des normes de vie en société».

Si le MPP «partage la légitimité» de l’expression des fortes attentes sociales, il invite toutefois à comprendre que «la multitude des priorités ne milite pas toujours pour une visibilité des actions entreprises sur le terrain», tout en appelant ses militants à la «vigilance (…) pour établir la différence entre liberté syndicale et libertinage subversif au dessein inavoué». Au-delà, ces derniers sont appelés «à une union sacrée autour du président du Faso (…) et de son gouvernement par des actions, des paroles qui concourent à la réalisation du PNDES (Plan national de développement économique et social), le programme présidentiel».

La cérémonie de cette rentrée politique 2017-2018, Simon Compaoré l’a saisie pour souhaiter «aux magistrats, auxiliaires et personnels de la justice une année judiciaire pleine d’inspirations divines pour une bonne administration du service public de la justice». Il a également lancé à l’endroit de Pascal Zaïda dont le meeting annoncé pour le 7 octobre est interdit par la mairie de Ouagadougou, que «les lois et règlements de la République seront appliqués», «wait and see».

Paangui Parè

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