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Municipales 2016 : journalistes, acteurs politiques et OSC à l’école de Faso Médias

L’Agence française de coopération médias (CFI), en collaboration avec l’Union nationale de l’audiovisuelle libre du Faso (UNALFA), a convoqué journalistes, acteurs politiques et acteurs de la société civile, à la réflexion étalée sur trois jours. Une réflexion autour du thème central “Journalistes et médias pour la démocratie : et maintenant, quels objectifs ?Occasion de tirer les leçons de la contribution des médias à la Transition politique de 2015, d’identifier les moyens d’adaptation des médias aux nouvelles exigences du journalisme citoyen, et surtout de dégager le rôle et les responsabilités sociales des journalistes aux côtés d’autres acteurs qui s’activent dans la perspective des élections municipales du 22 mai prochain. La cérémonie d’ouverture de cette réflexion est intervenue dans la matinée du jeudi 10 mars 2016 à Ouagadougou. S’en sont suivies plusieurs communications ponctuées de débats.

Le présidium de la cérémonie d'ouverture
Le présidium de la cérémonie d’ouverture

Comme il fallait s’y attendre, les journalistes ont été interpellés par rapport au respect des règles qui encadrent l’exercice de leur profession. Dans ce sens, Serge Théophile Balima, professeur émérite de communication et de journalisme, a appelé à la vérification de l’information – même émanant d’une source officielle – avant sa publication ou sa diffusion. Sa conviction à lui, Pr Balima, c’est que le professionnalisme du journaliste est à ce prix. Il a également tenu a rappelé à l’attention des participants à ce séminaire, combien les journalistes et les médias sont des acteurs essentiels de la démocratie pendant, mais également entre les périodes électorales.
Et cela, la CFI et l’UNALFA semblent l’avoir bien compris. Du reste, le conseiller auprès du directeur général de la CFI, Laurent Allary, après avoir rappelé que le “Burkina Faso a pris son destin en mains” en montrant la voie à suivre au continent africain, a laissé entendre qu’il est “important d’accompagner” ce pays en créant et en consolidant dans le cadre du projet Faso Médias, une synergie d’action entre les médias locaux.

Faso Médias, une synergie qui va au-delà des intérêts égoïstes
Déjà, le vice-président du Conseil supérieur de la communication (CSC), Jean de Dieu Vokouma (représentant la présidente du CSC) a tenu à saluer “ce qui s’est réalisé à travers le projet Faso Médias”. Cela, précise-t-il, “est inédit et digne d’être salué à sa juste valeur”. Et le ministre de la Communication, Rémis Fulgance Dandjinou, parrain de la cérémonie d’ouverture, dira y voir “une synergie qui va au-delà des intérêts égoïstes et des querelles de clochers, pour mettre en avant la mission première” du journalisme ».
Pour M. Vokouma, il était temps, une année après le lancement de ce projet, de faire une analyse critique et constructive dans le sens de plus de professionnalisme des médias, tout en rejetant le sentiment d’autosatisfaction qui, selon lui, est suicidaire dans le cadre du bon exercice de la profession de journaliste.
C’est justement aux fins d’une telle analyse, que des communications ont été livrées sur divers thèmes. A la suite de l’exposé inaugural fait par le Pr Théophile Balima sur le thème “Médias : comment évaluer le travail de la presse et des journalistes depuis l’insurrection ?”, d’autres communications sont intervenues sur les thèmes “Médias, presse et journalistes burkinabé : quelles priorités pour demain ?”, “Quelles initiatives conçues pour suivre et contrôler l’action publique ?”.

Faso Médias continuera
Pour la deuxième journée de ce séminaire, une communication sur le thème “L’information de proximité au service de la démocratie : les radios en première ligne”, sera suivie de travaux en ateliers. De nouveaux chantiers seront ainsi dégagés sur la contribution des médias à la mise en œuvre du suivi citoyen de l’action des élus, et sur la couverture médiatique des élections municipales à venir.
Rappelons que le projet Faso Médias a vu le jour le 18 février 2015. Il a permis d’assurer la couverture médiatique des élections couplées (présidentielle et législatives) du 29 novembre 2015 à travers un réseau de 60 radios réparties sur l’ensemble du territoire national. Ce nombre de radios resautées pourrait connaître une augmentation à l’occasion des élections municipales du 22 mai 2016. Et à en croire Charlemagne Abissi, président de l’UNALFA, ce projet “continuera d’améliorer en 2016 et 2017, la formation de plusieurs dizaines de professionnels burkinabè de la presse, de renforcer la coopération médias-Organisations de la société civile, tout en contribuant à la réappropriation du champ politique par les citoyens”.

Paangui Parè

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