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Mutilations génitales féminines: nouveau concept, nouvelle stratégie de lutte

C’est en présence de ses partenaires de lutte comme la fondation Rama, Girl generation, certains artistes musiciens de renom, mais aussi de la presse que l’Alliance national des jeunes pour la Communication sur le changement social (ANJ-CCS) a fait la présentation d’un nouveau concept de communication pour le changement social sur l’abandon des mutilations génitales féminines (MGF). Dans cet après-midi du 22 juin à Ouagadougou, le concept «Plus de lame, plus d’excision» a bel et bien été lancé, dans ce projet des artistes engagés comme Smarty, Greg, Dicko Fils et Owéna. Ils comptent par leur voix contribuer à lutter contre ce fléau.

Les artistes s’engagent contre les MGF
Le collectif des artistes lors de la rencontre

Le promoteur, M. Isidore Sinkondo, membre fondateur de l’Alliance nationale des jeunes pour la Communication sur le changement sociale (ANJC-CCJ) a donné les raisons de leur engagement dans la lutte contre les MGF. «Nous sommes partis d’un constat que sur le plan général et mondial, le combat contre les Mutilations génitales féminines (MGF) n’est pas gagné d’avance. Pourtant, nous avons été formés sur la stratégie de communication sociale par (Girl generation) qui est notre partenaire. Nous avons donc créé notre stratégie de lutte pour apporter notre pierre à la lutte contre ces pratiques à travers le concept «Plus de lame, plus d’excision». Aussi, ajout-il, avec l’appui de girl generation, un projet a pris forme de concert avec des artistes de renom comme Smarty Greg et Oena. Ces artistes appuis le projet et le concept à travers des productions musicales qui entrent dans le cadre de la sensibilisation contre les mutilations génitales féminines. Selon les confidences de M. Sinkondo, à ce jour, trois titres sont enregistrés par ces artistes en featuring dans les différentes langues comme le français, le mooré, le fulfuldé et le dioula. A en croire les membres de l’ANJC-CCJ, les jeunes constituent la cible essentielle. Ils pensent en effet qu’à travers cette stratégie ils pourront modifier le changement de comportement et de vision de toute une génération. C’est dans ce sens d’ailleurs que la musique a été choisie comme moyen privilégié de communication pour la franche jeune. Des titres comme «passé ou» «dey bi cassila» «pagba hi toogo» ont été enregistrés.

Le promoteur, M. Isidore Sinkondo, membre fondateur de l’Alliance nationale des jeunes pour la Communication sur le changement social (ANJC-CCJ)

Les artistes, par la voix de leur représentant, se disent heureux de contribuer à ce noble et périlleux combat contre les MGF. Ils affirment par ailleurs que tout ne se résume pas à l’argent. « Quand il s’agit de causes nobles on ne se fait pas prier pour s’engager ».

La fondation RAMA, par la voix de sa coordinatrice Rasmata Kabré, qui prend en charge des victimes de ces mutilations, entends anticiper en apportant son soutien à l’Alliance pour le concept «Plus de lame, plus d’excision». Leur apport va se faire ressentir par des conseils pratiques, par des appuis sur le terrain, bref la fondation va mettre à profit son expérience pour accompagner l’Alliance.

Hamadou Ouédraogo (stagiaire)

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