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Nouvel An: ah ces chasseurs de bisous!

Bonne année! sambè sambè! nii wango! Voilà les expressions qui saluent le nouvel An ou Djomèlè ou zambédé de façon africaine. Et les embrassades se font de façon franche avec l’onomatopée «aaatouuuh». Mais avec l’acculturation, il y a les bisous que beaucoup de personnes appellent «bijoux». Pas grave, ce qui l’est, c’est la manière de faire les accolades ou bisous. Le nombre semble être à la discrétion du premier bisouteur. Certains font trois, d’autres quatre ou cinq. Pas grave, tant que c’est de façon civilisée. Seulement voilà.

bisou

Le nouvel An semble être l’occasion pour certains d’être des chasseurs de bisous. Ils les distribuent à tous vents. Il y en a surtout dans les services et entreprises qui en profitent pour assouvir des pulsions comprimées pendant toute l’année. Et ceux-ci sont capables de coller en voulant faire des accolades leurs lèvres à celle de la secrétaire objet de leur convoitise.

Les coups de bélier venus des bords de la lagune Ebrié n’y peuvent rien. Quand tu donnes la tête, ils feintent pour descendre plus bas. A côté, il y a les adeptes de Bacchus qui ont toujours cette fameuse phrase «ah mon gars, on ne s’est pas vus depuis le nouvel An!» Et c’est parti pour les accolades.

On est donc obligé de humer leur haleine fétide alcoolisée. Si, par malheur, on est avec sa compagne, le type fond sur elle comme un épervier sur le poussin et il lui faut du tact pour ne pas se voir dans une situation d’échange de salive, car la bouche des femmes est la cible des chasseurs de bisous.

Le drame dans tout ça est que ces types font des bisous sans rien dire, pas de vœux. Par ces temps de grippe, de rhume et autres, franchement, une bonne poignée de main devrait suffire.

L’Impertinent

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