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Opération caisse vide du SYNTSHA: «Est-ce pour punir le gouvernement?», s’interroge le ministre Siméon Sawadogo

Le ministre l’Administration territoriale et de la Décentralisation a rencontré la presse samedi, pour lui faire le point des réponses apportées par le gouvernement à la demande de préavis de grève et de «rassemblement sit-in» le 12 juin prochain de deux syndicats. Il s’agit du Syndicat national des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA) et de la Coordination des syndicats de la Fonction publique composée d’environ 30 syndicats.

Siméon Sawadogo a fait le point à la presse des correspondances reçues des deux syndicats

Le 6 juin dernier, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Siméon Sawadogo, dit avoir reçu une correspondance du Syndicat national des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA) lui notifiant son intention de faire une opération ‘’caisses vides’’ au niveau de la santé. Il s’agit de faire les consultations et les examens sans encaisser de l’argent. Le même jour, Siméon Sawadogo recevait également une correspondance de la Coordination des syndicats de la Fonction publique, composée d’environ 30 syndicats, l’informant de sa volonté de faire un rassemblement ‘’sit-in’’ le 12 juin à travers tout le pays, pour protester contre la non-prise en compte de leur revendication et de leurs préoccupations qui se déclinent environ à 16 points.

Après analyse de ces deux correspondances, Siméon Sawadogo a révélé avoir apporté des réponses républicaines, qui n’enlèvent rien à l’esprit de dialogue du gouvernement.

«Au SYNTSHA, nous avons rappelé que la loi dit aux agents publics qui incitent aux dysfonctionnements de l’administration qu’ils commettent une faute professionnelle punie par la loi», a-t-il expliqué, signalant que cela est inadmissible dans un domaine aussi sensible que la santé. De son avis, le Syndicat est dans son droit d’aller en grève, mais «nous trouvons que cette forme de manifestation est curieuse, car vouloir vider les caisses de ces structures qui traitent beaucoup d’argent et dont le matériel coûte cher, c’est comme si on travaillait à empêcher qu’il y ait possibilité de renouvellement de l’ensemble de ce matériel». Ce qui l’amène à s’interroger sur les vraies intentions de cette grève: «Est-ce pour punir le gouvernement? En quoi les caisses vides donnent un intérêt aux syndicats, en quoi ça améliore leur condition de vie?».

En ce qui concerne la Coordination nationale des travailleurs de la Fonction publique, en tant que ministre des libertés publiques, «nous lui avions signifié que conformément à la règlementation en vigueur, le sit-in est illégal. Nous ne pouvons donc pas les suivre dans leur activité qui est illégale», a-t-il noté. Toutefois, le gouvernement reste disponible pour le dialogue.

Madina Belemviré

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