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Des «orpailleurs» parmi les journalistes et les enseignants

On rencontre des journalistes  »orpailleurs » parmi les reporters consciencieux

Un orpailleur est un exploitant artisanal d’or. Il est différent de l’exploitant industriel. Parmi ceux qui pratiquent l’orpaillage au Burkina Faso, les anarchistes tendent à prendre le dessus. Ils accourent dès qu’ils apprennent qu’un des leurs est tombé sur un bon filon. Ils creusent plusieurs trous qu’ils abandonnent pour revenir plus tard. Ceux-ci sont de vrais dévastateurs de l’environnement. Dans le milieu des journalistes et des enseignants, on rencontre des personnes dont l’attitude ressemble de près ) celle des orpailleurs.

On rencontre des journalistes au Burkina Faso qui sont des spécialistes des conférences de presse, des ouvertures et clôtures de séminaires ou ateliers. Ils sont toujours informés de la tenue des activités des structures étatiques et non-étatiques et sélectionnent les couvertures médiatiques en fonction de la tête du client.

Comme l’orpailleur, ils choisissent d’y aller dans l’espoir d’avoir quelque chose à la fin. Parfois, ils se programment sur plusieurs activités dont les heures coïncident. Ils se rendent dans un premier atelier ou conférence, inscrivent leurs noms sur la liste de présence et disparaissent en prenant le soin de laisser sur place un bloque-notes. Il arrive souvent qu’ils posent 2 ou 3 questions lors des conférences de presse avant de disparaitre; une manière de signaler leur présence.

Ils rappellent leurs confrères restés sur place pour savoir s’ils sont passés à la caisse ou pour qu’ils ramènent leur bloc-note. En fin de journée, ce genre de journalistes se retrouve avec des dossiers de presse et des déclarations liminaires sous la main qu’ils ne peuvent pas traiter. Comme un orpailleur, cette race de journalistes piochent partout. Leur objectif est d’avoir de l’argent et non d’informer l’opinion.

Des «orpailleurs», on en recrute aussi dans le milieu enseignant. Surtout ceux qui font de la vacation dans les établissements secondaires, supérieurs et dans les écoles professionnelles de l’Etat. Cet enseignant ‘’orpailleur’’ commence sa journée à 7H00 dans un établissement pour un cours de 2 heures. A 8h40, il abandonne cette classe pour se rendre dans un autre établissement où il doit dispenser un cours à 9H00. Les établissements étant distants l’un de l’autre, il arrive dans ce deuxième établissement à 9H15. Il quittera ces élèves avant 11H00 pour dispenser son dernier cours de la matinée où il a arrivera avec un léger retard.

L’objectif de cet enseignant est pécuniaire. Il n’est pas là pour dispenser le savoir aux élèves. Tel un orpailleur, il survole les établissements pour juste inscrire son nom dans le cahier de présence afin de se faire payer à la fin du mois.

A. T.

2 commentaires

  1. C’est hélas pas faux! Des orpailleurs, il y en trouve plein parmi les journalistes comme chez les enseignants. Certainement dans d’autres de métiers également.

  2. C’est vrai. Cependant, rendons grâce à l’orpailleur véritable dont le dessein est de se faire de l’argent pour nourrir sa famille et se nourrir décemment, comme les industriels de l’or. Disons plutôt que ce sont de mauvais artisans. Ils viennent même où on ne les a pas conviés espérant profiter des gombos. On pourrait lâcher des noms mais…

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