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Le paradoxe du système éducatif africain de nos jours

L’autre jour, j’ai revu une de mes anciennes gounda, une gnimbouèrè nature quoi. Pas de pommades façon-façon qui donnent un teint panthère. Si tu la vois, malgré les saisons traversées, elle est toujours ‘’karm-karm’’ comme une Honda Fokker qui venait de sortir de chez Fadoul. Nè Wendé!

Moi j’ai toujours ma vieille ‘’libellule’’ que les aînés appelaient «nous les jeunes»; c’est la BBCT quoi. Elle, elle a sa vieille Motobecane, la petite sœur de la Camico. Elle a hérité ça de ses années à l’université de Zogona. Donc, on a causé un peu et je lui ai demandé des nouvelles de l’un de ses camarades avec qui elle bossait. Quand je partais la chercher pour qu’on aille prendre des brochettes de sable à Dapoya, on achetait du café chez Jacques pour aller lui donner. Il était content et nous on continuait notre soirée. Nè Wendé!

Donc, elle m’a répondu que le gars est devenu un enseignant-chercheur dans l’enseignement. Et, comme par hasard, elle avait sur elle une réflexion qu’il lui a donnée. Je l’ai lue, mais comme on dit que c’est l’exception qui confirme la règle, je voulais la partager avec vous. Donc, comprenez que ce n’est pas le cas pour tout le monde. Ne tombez pas sur moi donc. Nè Wendé!

Voici résumé le paradoxe du système éducatif africain de nos jours:

  1. Les étudiants les plus brillants deviennent médecins, ingénieurs, chercheurs, etc.
  2. Les étudiants les moins brillants font les écoles d’administration, deviennent administrateurs et dirigent les plus brillants.
  3. Les étudiants passables entrent en politique et dirigent les plus brillants et les moins brillants.
  4. Les recalés du bac embrassent le monde des affaires et de la criminalité. Ils contrôlent les politiciens, administrent les administrateurs, médecins et ingénieurs.
  5. Enfin, les non scolarisés: ils deviennent prophètes, pasteurs ou marabouts et tous, sans exception, les suivent à la lettre.

C’est la pensée du monsieur-là qu’il m’a transmise comme ça. Nè Wendé!

Bon, si vous n’avez pas compris, c’est pour détendre l’atmosphère, après les monstruosités de nos étudiants et après le départ de Macron. On a bu la honte, il faut qu’on se remonte le moral. Les Mossi disent que la pluie d’hier est partie avec son froid. Nè Wendé!

Donc, faut pas que les prophètes, pasteurs et marabouts me prennent au sérieux et se mettent à prier pour mes malheurs. Au contraire, priez pour moi car j’ai besoin de vos bénédictions. Qui est fou? Nè Wendé!

Un commentaire

  1. Merci pour ce commentaire apres celui de Monseigneur Mathew Hassan Kukah de la diocese Sokoto au Nigeria sur  » Un curieux paradoxe du systeme educatif africain ». J’ajouterai aussi:
    Si en Europe pour avoir tu travail on demande quel diplome as tu?, En Amerique du north on te dit que peux tu faire, En Afrique tres maleureusement, c’est qui tu connais pour avoir du travail ou une position dans le systeme meme si tu n’as pas de niveau. Les tres biens et biens ne sont pas consideres. Quelle sont les consequences de ces realites de nos pays sur le recrutement, la qualite de nos travailleurs etc.. ?

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