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Payer ses unités cashpower par Orange Money, c’est désormais possible avec la SONABEL

Plus besoin de se déplacer dans un guichet SONABEL pour payer des unités et recharger son compteur prépayé ou cashpower. Grâce au partenariat de la SONABEL et d’Orange Burkina, il est possible de le faire désormais chez soi. Au cours d’une cérémonie de lancement de ce nouveau produit, fruit de cette collaboration, les Directeurs généraux de la SONABEL et de Orange Burkina ont procédé à la signature de convention.

La cérémonie a été marquée par une signature de convention

«Quand vous voyez les clients devant les guichets, on ne peut pas imaginer qu’ils viennent donner de l’argent, on a l’impression qu’ils viennent retirer de l’argent et ça fait très mal», a déclaré le Directeur général de la SONABEL, François De Salles Ouédraogo. Pour mettre fin à ce calvaire, la SONABEL, en partenariat avec Orange Burkina, a mis en place un produit qui permet aux clients de se procurer des unités prépayées sans avoir à se déplacer. Un système assez robuste, assez fiable, totalement sécurisé, selon le Directeur général de Orange Money, Emmanuel Tassembédo.

Selon une étude réalisée par la SONABEL auprès d’un échantillon de 6 879 clients pour essayer d’appréhender ce que sa clientèle subit en payant ses unités, explique le Directeur commercial et de la clientèle de la SONABEL, Souleymane Ouédraogo, un client en moyenne parcoure 4,3 kilomètres, passe environ une demi-heure et dépense 269 F CFA (carburant plus parking) pour le faire. En plus de cela, révèle l’étude, lorsqu’à 15h30 les clients sont à court de crédits, ils n’ont plus la possibilité de s’approvisionner parce qu’à ce moment les guichets de la SONABEL sont fermés. «Le produit que nous lançons vient mettre fin à ce calvaire», s’est réjoui Souleymane Ouédraogo.

Photo de famille après la signature de la convention
Grâce au partenariat de la SONABEL avec Orange Burkina, il est possible de recharger son compteur prépayé sans se déplacer

Comment il fonctionne?

Pour l’utiliser, il suffit de composer le code *144*4*2*6# et d’enregistrer votre compteur. L’enregistrement se fait une seule fois et les autres fois, il suffit d’appeler le numéro enregistré pour faire les achats. «C’est très simple comme processus, c’est comme les transactions que nous faisons tous les jours avec Orange Money. Si vous l’utilisez une fois vous ne viendrez plus à la SONABEL pour payer du crédit d’énergie», a expliqué Souleymane Ouédraogo. En plus, poursuit-il, «nous avons cinq autres possibilités pour payer des unités d’énergie prépayées. Par SMS, en utilisant les guichets automatiques des banques, en utilisant des tiers vendeurs».

«Nous invitons tous les clients qui ont le prépayé d’adhérer à ce produit pour faciliter leur tâche, car lorsqu’ils analyseront les coûts de revient, ils se rendront compte que ça coûte moins cher que de venir dans nos guichets», a assuré François De Salles Ouédraogo.

Concernant ces coûts justement, le Directeur général de Orange Burkina, Ben Cheick Haidara, a noté qu’ils sont en fonction des montants qui sont rechargés et varient entre 100 F et 200 F CFA. «Notre vision c’est d’accompagner les entreprises et les usagers dans leur transformation digitale. Nous venons de réussir une transformation digitale majeure aujourd’hui avec la SONABEL qui permettra de soulager les usagers qui se levaient tôt le matin pour aller dans les guichets SONABEL. Aujourd’hui, ils peuvent le faire dans leur salon», a-t-il noté.

Convaincu qu’il reste encore d’énormes opportunités de digitalisation qui sont sources de gain de productivité et de création de valeur, Ben Cheick Haidara a rassuré qu’Orange sera toujours aux côtés de la SONABEL pour l’accompagner à saisir lesdites opportunités, car dit-il, «nous devrons tous ensemble travailler à faire en sorte que ces processus digitalisés soient fiabilisés et sécurisés car tout ce qui est nouveau comporte des craintes légitimes».

Ainsi, confie-t-il, «si nous arrivons à faire cela, nous allons améliorer le taux d’adoption et rendre nos clients respectifs et futurs clients heureux. Mais si nous n’y arrivons pas, les clients, malgré nos efforts, resteront sur le manuel et le non digital et nous aurons échoué dans notre ambition de faire en sorte que le numérique participe au développement économique et social».

Madina Belemviré

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