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Plateau Central: après 32 ans d’attente, la voie d’accès au musée de Manega sera bitumée

Le ministre des Infrastructures a proceed, le vendredi 18 janvier 2019 à Manega, au lancement officiel des travaux d’aménagement et de bitumage de la voie d’accès au musée. Ce projet vise à sauvegarder et à valoriser le musée de Manega, l’un des plus grands patrimoines culturels et touristiques du Burkina, en facilitant son accès à partir de la RN 22. La cérémonie de lancement a connu la participation du ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, du gouverneur de la région du Plateau Central et de plusieurs autorités coutumières et religieuses.

Le ministre a procédé au lancement des travaux de la voie d’accès au musée de Manega

“C’est depuis 1987 que Maître Titinga Frédéric Pacéré poursuit le bitumage de cette route”, a rappelé le ministre des Infrastructures, Éric Bougouma. En effet, depuis sa création, le plus grand musée du continent africain, à savoir le musée de Manega a reçu la visite de plusieurs milliers de visiteurs allant du simple citoyen à des personnalités politiques, diplomatiques du monde entier. Cependant, il faut rappeler que ce patrimoine touristique qui fait la fierté du Burkina et de l’Afrique n’est pas accessible en toute saison.

Ainsi, après avoir poursuivi les autorités d’antan pour le bitumage de la voie, le chef de Manega, Me Titinga Frédéric Pacéré peut se réjouir, car après 32 ans d’attente, ses efforts ont porté fruit. Cela s’est concrétisé avec le lancement du bitumage par le ministre des Infrastructures.

Maître Titinga Frédéric Pacéré a apprécié à sa juste valeur le geste du gouvernement

Financée par le budget de l’État 2018-2019 à hauteur de 1 081 101 250 Francs CFA TTC, cette route, renseigne Eric Bougouma, a une longueur de 4, 52km en une fois deux voies de 10 mètres de largeur allant de la route nationale 22 Ouagadougou-Kongoussi jusqu’au musée de Manega. En plus de cela, précise le ministre Bougouma, les travaux comprennent aussi la construction de mur de clôture de 1000 métres de long, de clôture d’établissements sociaux, l’aménagement de deux parkings et la plantation d’environ 300 arbres.

Les chefs de la zone sont sortis nombreux pour être témoins de l’événement

Prévue pour durer six mois, la réalisation de ces travaux a été confiée à l’entreprise TSR-GTI pour un montant de 989 738 750 FCFA TTC. Le contrôle et la surveillance sont confiés au Groupement CA2-CAM pour un montant de 91 361 500 FCFA TTC. Cette route, foi de Eric Bougouma, va permettre au musée de Manega de retrouver son éclat et de revivre. Toute chose qui a réjoui Me Titinga Pacéré qui n’a pas manqué de remercier le gouvernement et qui a prodigué des bénédictions pour la bonne conduite des travaux.

Le ministre en a profité pour faire le bilan de 3 ans à la tête du département

Il faut rappeler que c’est exactement le 18 janvier 2016, soit trois ans maintenant que le ministre Bougouma a été nommé à la tête de ce département. Dressant le bilan de ses trois ans de gestion au ministère des Infrastructures, il a confié: « Nous avons des motifs de grande satisfaction, au regard des ouvrages de grande qualité qui ont été réalisés. On peut citer entre autres le pont sur la Sirba, le pont de Boromo, les voiries urbaines de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso et d’autres projets qui vont être inaugurés comme la route Koupéla-Tenkodogo-frontière du Togo, la route Dédougou-Tougan dont l’inauguration interviendra bientôt”.

Toutefois, le ministre Bougouma a reconnu que quelques projets sont en difficultés du fait de plusieurs facteurs. Des facteurs inhérents à la mauvaise organisation de certaines entreprises qui ont en charge ces travaux, ou à des retards dans le payement des décomptes. “Il y a des chantiers qui n’avancent pas”, a-t-il fait remarquer. Face à cette situation, le ministre et ses collaborateurs ont décidé à l’occasion du Premier Conseil d’administration du conseil ministeriel qui se tiendra le 21 janvier 2019 à Manga, de faire une revue de l’ensemble de ces projets qui sont en difficultés afin d’en maîtriser les contours mais surtout d’en prendre les mesures. “S’il faut résilier des marchés, nous le ferons, s’il faut adopter des mécanismes qui permettent à ces travaux d’aboutir, nous le ferons également”, a-t-il promis.

Madina Belemvire

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