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Plus rien ne sera comme avant, pian!

Nè-Wendé

Plus rien ne sera comme avant. C’est ce que nous nous étions promis, lorsque nous sommes parvenus à bouter Blaise hors du Burkina Faso. La Transition a réussi à tenir ce pari. Avec der Alte Kafando, le divisionnaire Zida et le transitaire Chériff, ça été comme ça. Plus rien n’a été comme avant. Nè Wendé!

Nous nous sommes tous exclamés: nfaaa, le Burkina nouveau est né avec la prestation de serment et la prise de fonction du président le plus démocratiquement élu du Burkina, Roch Marc Christian Kaboré dit le Rocco. Il a les mains si libres que plus rien ne sera comme avant. Nè Wendé!

Mais après être bien installés au pouvoir, les nouveaux dirigeants commencent déjà à oublier ce totem. Chassez le naturel, il revient au galop, disent les Blancs. Chez nous, on dit que l’hyène qui a fait le pèlerinage de la Mecque ne peut pas s’empêcher de manger la chèvre. Nè Wendé!

Voilà que c’est du côté d’où l’on devrait tout faire pour que plus rien ne soit comme avant qu’est venu l’enfreinte du totem. Le président de l’Assemblée nationale, l’institution qui a voté la loi anti-corruption, a déclaré de façon lapidaire: on s’en fout de l’origine des tablettes. Nè Wendé!

Que c’est le gouvernement, à travers le ministère de l’Economie numérique, qui a remis des tablettes aux élus du peuple pour les aider dans leur boulot. Pour dire que c’est le gouvernement qui a été corrompu? Gorba oublie que plus rien n’est comme avant, même si lui il ne veut pas que plus rien ne soit comme avant. Les preuves existent que les responsables de Huawei étaient aux côtés de la ministre, lorsque celle-ci lui remettait les tablettes. C’est donc pareil. Nè Wendé!

Plus rien ne sera comme avant. En son temps, Soungalo Ouattara avait remis aussi des tablettes aux députés et il n’y a rien eu. Mais ça, c’était avant! Maintenant, c’est plus rien ne sera comme avant. On s’en fout, on s’en fout pas, voilà qu’il a été contraint de remettre les tablettes, même si l’infraction est commise. Nè Wendé!

On ne peut plus rien faire, on ne peut plus rien dire, on ne peut plus aller n’importe où sans tenir compte des aspirations du peuple. Il n’y a plus d’homme puissant. Le peuple attend qu’on lui rende toujours compte. Nè Wendé!

Ça, c’est un avertissement sans frais, puisque Salif semble avoir compris la leçon. A bon entendeur, salut à tous ceux qui ont une parcelle de pouvoir pour décider. Tond nina pukame, a chanté l’artiste. Nè Wendé!

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