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Polémiques inutiles et indécentes sur le nouveau ministre de la Culture

Depuis le 30 octobre 2017, le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a nommé Issouf Sawadogo au poste de ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme. Il remplace Tahirou Barry qui a démissionné quatre jours plutôt. Enseignant, ancien proviseur du lycée John Kennedy, président du Conseil consultatif du Parti pour la renaissance nationale (PAREN), Issouf Sawadogo est peu connu du public burkinabè. Aussi, quand la RTB télé l’a rencontré aux fins de lui poser quelques questions et de le faire davantage connaître à ses téléspectateurs, bien de personnes sur les réseaux sociaux ont commencé à juger le nouveau ministre sur son physique. Une polémique inutile et, à la limité indécente.

Le nouveau ministre de la Culture, des Arts, et du Tourisme

Doit-on juger un responsable politique sur son physique? Bien sûr que non. Il n’y a aucune adéquation à établir entre le physique d’un ministre et sa fonction. La critique est inopportune. Elle est une provocation stérile des détracteurs en mal d’arguments. Jugé une personne sur son apparence est un scandale. Même si notre époque est malheureusement celle de dictature des apparences, la sagesse, le bon sens et la logique voudraient que l’on attende d’ici quelques mois avant de juger le nouveau ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme sur son bilan et sa compétence. Mais il est prématuré, cynique et ridicule de faire des conclusions sur le ministre Sawadogo sans aucunes démonstrations, sans attendre qu’il fasse ses preuves.

Ceux qui alimentent ces critiques sur les réseaux sociaux voudraient-ils que les Burkinabè participent à des concours de beauté pour accéder à un poste ministériel? Préfèreraient-ils des personnes incompétentes, mais photogéniques pour gérer le portefeuille de la Culture ou de tout autre ministère?

Depuis l’insurrection populaire d’octobre 2014, le Burkinabè ne devrait plus résumer la crédibilité d’une personne à son apparence. Blaise Compaoré qui était surnommé le «beau gosse» a-t-il bien géré le pays? Nos ministères n’ont donc pas forcément besoin de «Miss» pour être bien gérés. Pour ce faire, les critiques absurdes sur le nouveau ministre relèvent du pur dénigrement car aux Pays des Hommes intègres nous n’élisons pas nos hommes politiques sur leur physique, mais bien sur leurs compétences. Ainsi les nominations ne devraient pas mettre le physique d’une personne en avant plus que ses capacités à diriger une équipe et à produire de bons résultats.

Imaginons un temps soit peu que ceux qui critiquent le ministre Sawadogo de la Culture soient des recruteurs: quel Burkina bâtiraient-ils? Sans doute, le pays des beaux incompétents. Que Dieu nous en garde.

Théophile MONE

Un commentaire

  1. Entièrement d’accord avec l’article,ceux qui ont attaqué le new ministre sont bêtes et méchants,point barre,je lui demande de rester tranquilos et gérer son département…il ne faut pas qu’il plaisante même si celà fait partie des activités de son ministère

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