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Politique: la NAFA inquiète de la révocation de Jean-Marie Ouattara

Face à la presse ce mardi 6 février 2018 à Ouagadougou, la Nouvelle alliance du Faso (NAFA) a animé un point de presse pour dénoncer les multiples immixtions flagrantes et abusées de l’exécutif dans le dossier du putsch de 2015. Et au regard du rejet de constitution des avocats étrangers du Général Djibril Bassolé, les non-appliqués de la justice burkinabè des avis du groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire notifié le 30 juin 2017, la révocation des juges d’instruction du dossier, la NAFA s’inquiète de la justice qui vient de programmer le procès pour le 27 de ce mois.

Les journalistes présents à la conférence de presse
Le présidium lors de la conférence de presse

La Nouvelle alliance du Faso (NAFA), le parti qui soutenait la candidature du général Bassolé à la présidence de 2015, est monté au créneau pour faire part de ses inquiétudes face à l’immixtion flagrante et abusée du Parquet militaire lors du délibéré des audiences de confirmation ou d’information des charges retenues par le juge d’instruction le 29 décembre 2017. En effet, le 06 mai 2016, le président du Faso, alors ministre de la Défense signait un décret et limogeait le commissaire du gouvernement, Norbert Koudougou et le juge d’instruction Sébastien Rapadamnaba. Pour confirmer cette mainmise sur le Tribunal militaire selon le Pr Mamadou Dicko, président du bureau politique national de la NAFA, l’exécutif retirait le juge d’instruction Fréderic .W Ouédraogo de l’instruction du dossier. Du reste, confirme-t-il que tout récemment, le 24 janvier dernier, le président de la chambre de contrôle, Jean Marie Ouattara, a été révoqué après avoir jugé illégal l’arrêté d’assignation à résidence pris par le ministre de la Défense. Tout comme lui, poursuit le Pr Mamadou Dicko, bien d’autres membres du Tribunal militaire acquis au respect strict du droit ont été révoqués.

Le Pr Mamadou Dicko, président du bureau politique national de la NAFA

«Le 10 octobre 2017, le président de la chambre de contrôle du Tribunal militaire de Ouagadougou décide de la mise en liberté provisoire du Général Bassolé, afin qu’il puisse se soigner. Aussitôt s’en est suivi le branle-bas de combat dans les rangs du pouvoir en place et de leurs partisans déguisés en organisation de la société civile», se rappelle le Pr Mamadou Dicko.

Tout en condamnant les manœuvres, les manipulations et les immixtions politiciennes injustifiées de l’exécutif à tous les niveaux de la procédure judiciaire du putsch manqué, le parti se réjouit de la programmation du procès le 27 février 2018. Car pour la NAFA, c’est une lueur d’espoir pour toutes les victimes et les parents des victimes qui pourront, en fin de compte, obtenir justice et réparation pour les uns et faire le deuil de leurs proches pour les autres.

Omar Idogo

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