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Pont sur le fleuve Mouhoun: un taux d’exécution physique de 70%

La pose de la première dalle

Une délégation du ministère des Infrastructures conduite par le premier responsable du département s’est rendue le mardi 3 avril 2018 à Boromo, pour constater de visu l’état d’avancement des travaux du pont sur le fleuve Mouhoun. A la fin de la visite, le ministre des Infrastructures a rassuré que les travaux seront achevés avant la date prévue du 24 juillet.

Les travaux de construction du pont sur le fleuve Mouhoun à Boromo avancent bien et pourront prendre fin avant la date prévue. «A ce jour, le taux d’exécution physique est à près de 70% et nous aurons un pont solide, durable, un bel ouvrage», a laissé entendre le ministre des Infrastructures, Eric Bougouma, à la fin de la visite du chantier.

La preuve, argue-t-il, la poutre centrale qui a été confectionnée à l’extérieur du pays a été déjà lancée. «Il nous reste la pose des dalles au nombre de 88. Aujourd’hui, nous avons posé la première et jusqu’à la fin du mois de mai, nous allons poser toutes ces dalles. Nous ferons ensuite le clavetage de ces dalles, puis le béton bitumineux», a expliqué le directeur des travaux de l’entreprise SOGEA Satom, Geoffray Terrain.

Une vue de l’ancien pont
Une vue du nouveau pont

Composé d’une charpente métallique, deux poutres en acier et d’un tablier en béton armé, le pont du fleuve Mouhoun est un ouvrage mixte. «C’est la première fois que nous construisons un pont mixte qui a fait ses preuves ailleurs au Burkina Faso», a commenté Eric Bougouma.

SOGEA Satom, l’entreprise chargée d’exécuter ces travaux, n’est pas novice en la matière. «Notre entreprise a fait de multiples ponts mixtes sur presque toute l’Afrique», a soutenu Geoffray Terrain.

Photo de famille
Éric Bougouma lors de la visite

Prévu pour durer plus de 100 ans, ce pont, à en croire le ministre Bougouma, sera le plus solide des deux. Comparativement aux deux anciens ponts, M. Terrain a fait comprendre que le fait d’avoir un ouvrage mixte va permettre d’augmenter la longueur. «Nous avons deux appuis intermédiaires au lieu de quatre sur les ponts précédents. En termes d’entretien et d’environnement, c’est un gain, car le liminaire de la rivière n’a pas été touché par les travaux», a-t-il confié.

En plus de ça, poursuit-il, «la peinture que nous avons appliquée sur les aciers est une peinture qui résiste très bien à la corrosion. C’est une peinture que l’on pourrait utiliser en milieu marin. Avec la chaleur, les poutres peuvent se dilater mais tout ça a été bien calculé par notre bureau d’études».

D’un coût d’environ cinq milliards de Francs CFA, le choix de construire un pont mixte a permis, selon Eric Bougouma, de réaliser quelques économies. «Il y a eu des économies qui ont été réalisées grâce à cette technique et ces économies vont servir à réaliser des infrastructures au bénéfice de la commune de Boromo», a-t-il informé.

Madina Belemviré

Un commentaire

  1. Il y a des gens qui n’aiment pas ça!!!!!!
    Ils ont envie de tout casser, rien que de savoir que malgré les basses manoeuvres, le pays se construit.
    Au gouvernement de trouver d’autres canaux qui viendront épauler le Service d’Information du Gouvernement pour une très bonne visibilité des nombreuses réalisations.

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