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Pourquoi les résultats scolaires de nos enfants ne correspondent pas à leurs efforts?

L’année scolaire est terminée. C’est le temps des évaluations des performances scolaires de nos enfants. Si les uns exultent de joie pour la brillante réussite de leurs progénitures surtout aux examens, les autres (les plus nombreux) sont déçus du rendement des leurs, malgré les sacrifices consentis. D’où la question: pourquoi les résultats scolaires de nos enfants ne correspondent pas toujours à leurs efforts?

Des élèves burkinabè. Beaucoup se battent mais très mal
Des élèves burkinabè. Beaucoup se battent au niveau des études, mais très mal

Productifs, laborieux, dilettantes ou oisifs l’expérience nous enseigne que les profils 
des élèves sont corrélés aux résultats. En un mot, dans la vie courante comme à l’école, c’est le travail qui paie. Malheureusement, nos enfants n’en ont pas la claire conscience. Ils ne sont pas convaincus de ce postulat. Ainsi, perte du goût du travail, incapacité à fournir le moindre effort sur la durée, cerveaux vampirisés par les écrans et les émissions de téléréalité, les qualificatifs critiques ne manquent pas pour parler des jeunes d’aujourd’hui. Si nous sommes convaincus qu’ils n’ont pas le cœur à la tâche, eux jurent, la main sur le cœur, qu’ils sont de grands bosseurs. La vérité, c’est que nous ne connaissons pas l’investissement réel de nos enfants dans leur travail scolaire.

En général, à part quelques fainéants, nos enfants-élèves travaillent beaucoup. La preuve, en sus de leurs heures de cours, bien d’entre eux travaillent chez eux; évidemment avec de fortes disparités selon le sexe ou la disposition d’esprit de l’enfant. En principe donc leur travail devrait porter de fruits. Il devrait y avoir une corrélation positive entre le temps de travail dans l’année et les résultats des élèves. Si ce n’est toujours le cas, c’est que le problème réside dans ce que nos enfants font vraiment quand ils travaillent à la maison après les cours.

Habituellement, ils font trois choses: la relecture des cours, l’apprentissage par cœur et la réalisation d’exercices. Malheureusement, ils effectuent peu ou pas du tout de recherches complémentaires au cours. N’est-ce pas?

C’est bien ce déficit ou ce gap qui fait la différence entre les élèves. En effet, en fonction du travail personnel des élèves l’on peut en distinguer quatre grands types. Tout d’abord, les «productifs», qui travaillent quantitativement beaucoup et qui obtiennent d’excellentes notes aux examens ou en classe. Il y a aussi les «laborieux», qui obtiennent des notes plus faibles en privilégiant le par cœur. À l’opposé, les «dilettantes» qui rentabilisent fortement de très bonnes notes avec un faible travail. Enfin les «oisifs», ceux-là qui travaillent peu tout en obtenant des résultats plus faibles.

En conclusion, il ne suffit pas seulement à nos enfants au niveau moyen de travailler beaucoup pour réussir. Oui, ils doivent se battre. Mais intelligemment. Le par cœur à ses limites car une fois les devoirs passés, la mémoire oublie ce qu’elle a enregistré pour un temps précis. Cette méthode est peut-être bonne à l’école primaire mais pas au lycée. Par contre, les exercices, les recherches complémentaires et la compréhension du cours permettent de retenir l’essentiel et pour longtemps.

Les résultats scolaires de nos enfants ne correspondent pas à leurs efforts parce qu’ils se battent mal. Aidons-les donc à adopter les bonnes méthodes d’apprentissage afin de garantir de meilleurs résultats.

Théophile MONE

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