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Précampagne: durs moments d’apprentissage pour politiciens néophytes

Les échéances électorales au Burkina Faso se profilent à l’horizon. Pour l’élection couplée présidentielle-législatives, il ne reste que 7 mois, la date de sa tenue étant fixée au 11 octobre 2015. En attendant, les acteurs politiques se sont déjà engagés dans une course contre la montre pour bénéficier du soutien des populations, potentielles électrices.

????????????????????????On assiste, en effet, depuis le soulèvement populaire ayant renversé Blaise Compaoré, à une sorte de précampagne menée par les partis politiques. Tous les week-ends en particulier, les hommes politiques arpentent les pistes des différentes localités du pays pour aller à la rencontre des populations. Ils ne cessent de multiplier sur le terrain les réunions, meetings, assemblées générales, fora et autres rencontres pour mobiliser les troupes.
Dans cet exercice, il y a des acteurs politiques qui sont habitués aux réalités du terrain. Ceux-ci sont à l’aise dans leurs différentes interventions au milieu des populations à la base. Ils maîtrisent parfaitement les canaux et moyens de communication du milieu et n’hésitent pas à les utiliser pour faire mieux passer leur message. Ce qui n’est pas le cas pour les politiciens néophytes dont les images de leurs sorties à la télévision sont risibles.

LOGO NAFACes nouveaux venus en politique, qui viennent de créer leur parti, ne maîtrisent pas les subterfuges et les stratégies de communication de proximité ou de masses adaptées aux besoins spécifiques des populations à la base. Habitués aux salons feutrés de la capitale burkinabè et d’autres pays à travers le monde, ils sont confrontés aux besoins des communautés rurales et aux réalités du milieu de vie des populations. Pour cela, ces politiciens de la dernière heure, pour ne pas dire de la dernière minute, auront du mal à convaincre les électeurs.
Ceux-ci prônent aujourd’hui le changement ou un pays nouveau, alors qu’ils avaient suivi Blaise Compaoré dans sa logique inacceptable de modifier l’article 37. Comment peut-on être resté fidèle au président déchu jusqu’au 31 octobre 2014 et vouloir, de nos jours, arborer des slogans de changement ou d’une vision du pays?!

LOGO UBN
Sur ce point, ils auront du mal à convaincre les électeurs sur leur démarche, leur crédibilité et leur bonne foi. Il ne faut pas se tromper d’époque. Les électeurs ont gagné en maturité. L’argent ne suffit plus pour tromper la vigilance des Burkinabè en 2015. En clair, l’achat des consciences ne «marchera pas» et les politiciens qui ont mobilisé des fonds en espèces sonnantes et trébuchantes auprès de «leurs amis» au niveau international risquent d’être désillusionnés en temps opportun. La relative euphorie qui les a accompagnés pourra ainsi se transformer en cruelle désillusion.
Pour l’heure, ceux-ci sont confrontés à des difficultés dans leurs sorties. Pour s’en convaincre, il suffit de suivre les journaux de 20 h à la télévision nationale en fins de semaines pour voir leurs rencontres avec les populations.
Pourront-ils renverser cette situation dans le laps de temps qui reste avant la campagne pour la présidentielle et les législatives? Wait and see!
Saïdou Zoromé

2 commentaires

  1. Tout ceci est de la faute de la transition, ils ne devraient même pas être dehors à fortiori faire campagne!

  2. Tès bel article pour un mercredi matin. Ces gens qui cotôyaient Blaise et qui lorgnaient le fauteuil du président sans broncher, montrent leur vrai visage aujourd’hui. Ils ne sont rien d’autres que des hypocrites et des traîtres. Ils ont menti à Blaise et ils ont trahi la nation et ses idéaux. C’est dégoutant pour qui se dit burkinabè. Si vraiment ces gens là (Natama, Bassolé, Yacouba OUED, et autres du CDP) pouvaient vraiment gouverner ce pays, ils allaient avoir suffisamment le courage pour ne pas dire des couilles pour dire NON à Blaise&François au sortir du dernier conseil des ministres avant la chute des frères François&Blaise. Ces gens qui ont pris l’argent pour suivre et se taire quand Blaise et françois s’entêtaient, sont capables de vendre notre pays aux narcotrafiquants pour du fric s’ils ont l’occasion. Jeunes du Burkina nous devons faire beaucoup attention aux politiciens véreux. Incapables de courage politique comme le fils Gérard KANGO, intellectuels corrompus et émoussés, quelles décisions peuvent-ils encore prendre pour nous faire avancer. Je ne vois rien d’autres que préserver leurs privilèges amassés sous Blaise. Hors ça c’est fini. Notre génération va mettre fin à tout ça. Nous y veillerons comme ce qui l’a été pour le départ de François&Blaise.

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