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Premier ministère: Paul Kaba Thiéba s’impose dans un court sprint

L’impatience des Burkinabè a été assouvie depuis ce jour avec la nomination du Premier ministre qui s’appelle Paul Kaba Thiéba. La surprise du Chef! Ce nom, peu de citoyens du Pays des Hommes intègres le connaissaient. Donc, on peut dire que le Président du Faso a trouvé son Tiè Ba (grand homme en langue dioula).

Paul Thiéba Kaba, le nouveau Premier ministre
Paul Thiéba Kaba, le nouveau Premier ministre

En effet, depuis quelques jours, que des supputations et de rumeurs! Bissiri Sirima, Justin Barro, Simon Compaoré, Rosine Sori/Coulibaly… Le défilé des éligibles au poste de Premier ministre ou supposés tels a été haletant, stressant et même énervant pour plusieurs raisons.
D’abord, parce que les Burkinabè étaient curieux de connaître l’identité de celui qui allait être nommé Premier ministre. Ensuite, les Burkinabè ont hâtent que le nouveau pouvoir commence le «job» car les défis sont énormes. Enfin, le MPP avait fini par donner l’impression qu’il était incapable de trouver parmi ces millions de compatriotes, un homme de mission à la hauteur des taches qui s’annoncent ardues.
Dans le même registre, Roch et ses camarades laissaient à l’opinion cette image qu’il se mène un combat de coqs entre des tendances pour promouvoir des hommes. Pour couronner tout cet attelage malsain, la presse et les réseaux sociaux sont allés de leurs bourrasques en étant des colporteurs, relais des rumeurs et des manipulations.
Dans ce bazar, la faute, d’abord politique pour les uns, et professionnelle pour les autres, incombe avant tout au nouveau régime qui semble avoir eu un malin plaisir à maintenir les Burkinabè dans «l’incommunication». Bref!
Plusieurs candidats annoncés, c’est donc finalement l’homme du grand Nord-Ouest du pays (le pays san ou samo) qui s’est imposé au sprint final, à la surprise générale de ses concitoyens. C’est à la fois une justice faite à cette grande partie du Burkina Faso et une reconnaissance du mérite d’un homme de l’ombre, face visible de l’iceberg de tous ces Burkinabè compétents et professionnels qui font la fierté de leur patrie dans les institutions internationales.
Ce choix est d’autant plus surprenant que, selon les responsables du MPP et les propos mêmes du président Roch, le Premier ministre devrait être à la fois technocrate et politique.
Le premier constat qui s’impose à la lumière de cette nomination, c’est que promesse n’a pas été tenue. Le président a-t-il eu du mal à trouver le profil souhaité ou a-t-il été contraint de changer ses plans devant certaines réalités? Nous ne pouvons répondre.
Dans tous les cas, le Premier ministre, après être officiellement entériné par le Parlement, va compléter avec le président du Faso, Roch Kaboré, le président de l’Assemblée nationale, Salif Diallo, le triumvirat des hautes personnalités de l’Etat.
Thiéba le technocrate, Salif le politique, Roch le président de tous les Burkinabè, la mayonnaise devra prendre. Seulement, chacun doit remplir convenablement ses missions sous l’angle des aspirations profondes du peuple du Burkina Faso.
Les Echos du Faso

Un commentaire

  1. Juste pour souligner deux passage de cet texte que nous Burkinabé nous devons bannir de notre langage  » situé l’appartenance régional du premier ministre et parler de justice faite à une région quelconque du Burkina  » Je pense seulement que le président Roch a choisi l’homme qu’il lui faut pour conduire à bon port son programme et qu’il va lui laisser la le champ libre pour composer son gouvernement. Fini les  » il faut dans ton gouvernement placer mon cousin ; tel ou tel militant qui a beaucoup œuvrer pour mon élection … « 

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