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Première session 2017 du Comité national de pilotage des pôles de croissance: pour « faire des agropoles un levier d’émergence d’exploitations familiales modernes et compétitives »

Ce vendredi 05 mai s’est tenue à Ouagadougou, la première session 2017 du Comité national de pilotage des pôles de croissance (CNPPC) sous le thème «Agropoles et agriculture familiale: faire des agropoles un levier d’émergence d’exploitations familiales modernes et compétitives». La cérémonie a été placée sous la présidence du Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, représenté par Hadizatou Rosine Coulibaly/Sory, ministre de l’Economie, des Finances et du Développement.

 Mme Hadizatou Rosine Coulibaly/Sory Ministre de l’économie ; des finances et du développement au milieu
Mme Hadizatou Rosine Coulibaly/Sory Ministre de l’économie ; des finances et du développement au milieu

L’approche pôles de croissance, amorcée en 2011, est retenue par les autorités politiques du Burkina Faso comme l’un des instruments de la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES).

Les gouverneurs présents à la session du CNPPC
Les gouverneurs présents à la session du CNPPC

Dans la mise en œuvre de cette approche, un dispositif institutionnel de pilotage des pôles de croissances a été créé par décret n°2013-537/PRES/PM/MEF du 05 juillet 2013 portant création, attribution, composition, organisation et fonctionnement dudit dispositif. Ce dernier prévoit deux sessions statutaires du Comité national de pilotage des pôles de croissance par an. Cette première session de l’année 2017 dont le thème est: «Agropoles et agriculture familiale: faire des agropoles un levier d’émergence d’exploitations familiales modernes et compétitives», connaît la participation des membres statutaires du CNPPC et de personnes ressources.

Ainsi la transformation structurelle qui est visée devra permettre à l’économie burkinabè d’atteindre une croissance annuelle moyenne du PIB de 7,7% sur la période 2016-2020 grâce à:

-une augmentation de la productivité du secteur primaire de 50%  et du taux de commercialisation des produits, un doublement de la part de la valeur ajoutée de l’industrie manufacturière dans le PIB et un accroissement de la part des produits agricoles transformés de 12% en 2015 à 25% en 2020, nous a laissés entendre le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Mme Hadizatou Rosine Coulibaly/Sory à l’ouverture de la session.

Les membres du CNPPC présents à la session
Les membres du CNPPC présents à la session

Elle a ajouté que parmi les secteurs porteurs à dynamiser dans le cadre du PNDES, figure au premier plan le secteur agro-sylvo-pastoral, faunique et halieutique qui, bien que prépondérant, viable et durablement potentiel, est caractérisé par sa faible productivité, sa faible résilience et sa faible connexion aux marchés et à l’industrie de transformation.

Les objectifs poursuivis par la première session ordinaire 2017 du CNPPC sont:

-analyser la place de l’exploitation familiale dans les agropoles,

-faire le point sur l’état de mise en œuvre des pôles de croissance,

-examiner et adopter les actions prioritaires pour accélérer le développement des pôles de croissance.

Toutefois, «au regard des exigences des agropoles, il est évident que sans mesures d’accompagnement adaptées, les exploitants familiaux risquent de ne pas être en mesure de saisir les opportunités offertes par les agropoles. C’est pourquoi, au moment où la livraison des premiers périmètres aménagés de l’agropole de Bagré est imminente et où les réflexions pour la construction des agropoles du Sourou et de Samendeni sont entamées, il est judicieux de se pencher sur le lien agropoles et exploitations familiales en cherchant les voies et moyens pour faire des agropoles un levier d’émergence d’exploitations familiales modernes, compétitives et résilientes», a fait remarqué Mme Hadizatou Rosine Coulibaly/Sory, ministre de l’Economie, des Finances et du Développement.

Omar Idogo, stagiaire

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