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Présidence du CDP: depuis la prison, Golf a pu battre François

Les jeux sont faits: Eddie Komboïgo a gardé son fauteuil de président du CDP, à l’issue du congrès ordinaire du parti. Il a obtenu 39 voix contre 33 pour son challenger direct, Boureima Badini. Le renouvellement tant souhaité par la jeunesse de ce parti est donc en marche car Eddie incarne les valeurs et les ambitions des jeunes, le passage de main générationnelle. Est-ce à dire que les caciques, les dinosaures du parti vont être ‘’conjugués au passé’’?

Visiblement non, car des coulisses qui sont parvenues à moi Mounafica concernant l’élection de Eddie laissent entrevoir qu’il y a eu des tractations monstres, des revirements de situation et surtout l’entregent des mentors. En effet, ce n’est un secret pour personne qu’Eddie a pour mentor le Général Gilbert Diendéré qui passe par le biais de son épouse Fatou Diendéré pour les actions sur le terrain.

A la première élection d’Eddie sous la Transition, le maître d’œuvre était le Général Diendéré qui a beaucoup de choses à partager avec lui: les origines (tous du Passoré) et surtout des intérêts économiques communs. Et donc quand, pour ce 7e congrès, des voix se sont élevées pour contrer Eddie, le Général ne pouvait pas laisser tomber son ‘’bon petit frère’’ à ce moment précis. Comme Blaise Compaoré semble avoir fait laisse-guidon, sinon même adopter une attitude de Ponce Pilate, alors certains ont voulu passer par François Compaoré pour empêcher Eddie de rebeloter.

Or donc, depuis le temps de Blaise Compaoré, entre le ‘’petit président’’ François Compaoré et Gilbert Diendéré, c’est «je t’aime moi non plus», tout comme entre leurs épouses Sala Compaoré et Fatou Diendéré. Seul Blaise avait le don de savoir gérer cette situation sans que cela n’entache la marche de son pouvoir.

Influence pour influence, François a mis en branle ses tuyaux et, depuis sa prison, le Général Diendéré a aussi activé ses réseaux. Résultat final, Golf, depuis sa prison, a pu battre François. Car cette élection de président du CDP aura été celle qui a démontré que la baraque portant l’emblème épi et daba est celle des trafics d’influence. En somme, une faune politique où rien n’est jamais acquis d’avance. La parole donnée la nuit peut être aisément remise en cause le petit matin.

Au-delà des aspects influence, clanisme, il faut ajouter que cette élection aura coûté beaucoup d’argent aux différents candidats. Moi Mounafica j’ai actionné mes antennes pour savoir combien Eddie a mis dans la balance pour être élu président du CDP. Affaire à suivre.

Mounafica, tout œil tout ouïe!

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