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Présidence de l’UNIR/PS: Me Bénéwendé Sankara rempile

A l’occasion du deuxième Congrès ordinaire de l’Union pour la renaissance/Parti sankariste (UNIR/PS), Me Bénéwendé Stanislas Sankara, celui-là même qui dirige le parti jusqu’alors, a été réélu comme président. L’annonce a été faite dans la soirée du dimanche 29 janvier à Ouagadougou, à l’occasion de la cérémonie de clôture de ce congrès qui aura duré trois jours autour du thème «Les sankaristes à l’épreuve de la gestion du pouvoir d’Etat».

Présidium au cours de la cérémonie de clôture
Le présidium au cours de la cérémonie de clôture

Durant ces trois jours, les travaux du Congrès ont été menés, foi de Me Sankara, «même à des heures très tardives avec la ferveur qui a toujours animé les sankaristes», sur fond souvent de passion qui cède très vite à la raison et à la sérénité, le tout dans un «esprit de franche camaraderie». Résultats, les textes du parti sont relus, ses instances dirigeantes (Secrétariat exécutif national et Bureau politique national) sont renouvelées, la fusion de l’ex-CNR/MS avec le parti est entérinée, des motions et recommandations sont formulées. Telle est du moins, l’essentiel de la moisson de ce Congrès de l’UNIR/PS. Une moisson déballée dans une salle pleine de militants, et en présence de représentants de partis amis du Burkina, du Niger, du Togo, du Mali, et de la France.

Avec la convoitise dont son parti fait l’objet, Me Bénéwendé Sankara, leader des sankaristes joue son avenir politique
 Me Bénéwendé Sankara

Dans son premier discours en tant que nouveau-ancien président de l’UNIR/PS, Me Sankara désormais entouré d’une équipe exécutive forte de 29 membres, a indiqué à l’attention notamment de ses camarades que «l’exemplarité de vie et de l’action politique du président Thomas Sankara doit nous inspirer et nous conduire vers une société burkinabé faite de vertu et d’intégrité.» Et d’ajouter, «Ceci explique l’immensité de la tâche qui nous attend au regard des tares secrétées par Blaise Compaoré et son régime pendant 27 ans dans notre pays qui a besoin maintenant d’une rupture et d’un Burkinabè nouveau».

Une contribution substantielle dans la gestion du pouvoir d’Etat

Cette invite aux sankaristes intervient après un an de participation à la gestion du pouvoir d’Etat. Une participation qui leur a permis, selon Me Sankara, «d’acquérir une formidable expérience qui renforce avant tout les capacités de l’UNIR/PS». A l’attention de ce dernier (Me Sankara) et de ses camarades, le deuxième vice-président du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) Simon Compaoré qui, à l’entame de son propos a suscité une hilarité générale lorsqu’il a laissé entendre «Qui eut cru qu’un certain Simon Compaoré allait se retrouver à un Congrès de l’UNIR/PS, tellement nous avons croisé le fer pendant des années?», dira, «votre contribution est substantielle» tant au sein du gouvernement qu’au niveau de l’Assemblée nationale.

A noter que cette participation du parti de l’œuf à la gestion du pouvoir d’Etat s’inscrit dans le cadre d’une «alliance stratégique et structurelle» avec le MPP (détenteur du pouvoir au sortir des élections de novembre 2015). Une alliance qui, selon Me Sankara, est fondée sur les orientations réciproques de gauche progressiste servant de boussole aux deux partis, avec «pour but de renforcer la stabilité institutionnelle et donner la chance au président du Faso de réaliser le programme pour lequel il a été élu». Et de l’avis de Simon Compaoré, il s’agit d’une «option qui permet aujourd’hui au Burkina Faso d’entamer et de poursuivre sereinement son processus de transformation politique, économique et social au grand bonheur de tous».

Participants à la cérémonie de clôture du Congrès
Les participants à la cérémonie de clôture du Congrès

Désormais nantis de tous les atouts et arguments nécessaires

Mais un an après la mise en route de cette option, voilà que, selon Me Sankara, «Le peuple a faim! Le peuple veut la justice, la liberté et la démocratie». Ce qui est à l’origine «d’un grand mécontentement» qui, selon lui, «couve une possible insurrection car les mêmes causes produisent les mêmes effets.»

Toutefois, étant encore plus que jamais emballés dans les liens de l’alliance avec le parti majoritaire, le président de l’UNIR.PS s’associant ses camarades, dira au regard selon lui des acquis du Congrès finissant, «désormais nous avons tous les atouts et tous les arguments pour apporter dans la gestion du pouvoir d’Etat notre contribution pour le bonheur de notre peuple».

En attendant, les militants de l’UNIR/PS disent recommander «à la justice l’ouverture, dans un bref délai, des audiences sur les dossiers sensibles notamment ceux du président Thomas Sankara et ses compagnons, de l’étudiant Dabo Boukari, du journaliste Norbert Zongo et ses compagnons». Au gouvernement, ils recommandent la mise en œuvre du PNDES (Plan national de développement économique et social) «sans tergiversations ni corrections intempestives qui pourraient l’altérer», tout en l’appelant «à multiplier les initiatives et les actions en vue de doter les services de sécurité des capacités nécessaires pour un bon accomplissement de leurs missions».

Paangui Parè

 

Encadré

Les membres du Secrétariat exécutif

Président: Me Bénéwendé Stanislas Sankara

1er vice-président: Batio Nestor Bassière

2è vice-président: Athanase Boudo

3è vice-président: Romain Conombo

Secrétaire général: Dr Adama Dera

Secrétaire général adjoint: Ousmane Ouédraogo

Secrétaire national chargé de la structuration et de la sécurité: Alexandre Sankara

Secrétaire national adjoint chargé de la structuration et de la sécurité: Halidou Sanfo

Secrétaire national chargé des finances et du budget: Abdoul Aziz Dao

Secrétaire national adjoint chargé des finances et du budget: Seydou Koutou

Secrétaire national chargé de la planification et du suivi du programme: Sibdou Victorine Ouédraogo

Secrétaire national adjoint chargé de la planification et du suivi du programme: Lassané Sam

Secrétaire national chargé des relations extérieures et des Burkinabè de l’étranger: Soumanogo Koutou

Secrétaire national adjoint chargé des relations extérieures et des Burkinabè de l’étranger: Boureima Thiombiano

Secrétaire national chargé de la formation politique et de la prospective: Kalifara Séré

Secrétaire national adjoint chargé de la formation politique et de la prospective: Inoussa Ouédraogo

Secrétaire national chargé de la communication politique et de l’animation: Amidou Kaboré

Secrétaire national adjoint chargé de la communication politique et de l’animation: Ouanoma Albert Nacoulma

Secrétaire national chargé de la jeunesse et des organisations de masse: Samdpawendé Ouédraogo

Secrétaire national adjoint chargé de la jeunesse et des organisations de masse: Salif Tagnan

Secrétaire nationale chargée des questions féminines: Binta Hama/Ouédraogo

Secrétaire nationale adjointe chargée des questions féminines: Pauline Ambga/Ouédraogo

Secrétaire nationale adjointe chargée des questions féminines: Kadiguiai Sawadogo

Secrétaire national chargé de l’information et de la presse: Issaka Ouédraogo

Secrétaire national adjoint chargé de l’information et de la presse: Bachirou Soré

Secrétaire national chargé des cadres et des élus : Albert S. Ouoba

Commissaire politique: Samadou Coulibaly

Commissaire politique: Germaine Pitroipa/Nassouri

Commissaire politique: Thomas d’Aquin Bazié

Commissaire aux comptes: Lazare Marou Ouédraogo

Commissaire aux comptes: Abdoul Rasmané Maïga

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