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Les présumés assassins de l’assistant de police Stéphane Tiemtoré sont un réseau de gangs

Les présumés responsables de la mort de l’assistant de police Stéphane Tiemtoré ont été mis aux arrêts. Il s’agit d’un réseau de malfrats spécialisés dans les vols à main armée dans les domiciles, les auberges et sur les artères de la ville de Ouagadougou. Ils ont été présentés à la presse mardi par la Brigade de recherches et d’intervention du Service régional de la police judiciaire de Ouagadougou.

Le gang responsable de la mort de l’assistant de police. Des femmes, dont une mère, font parties du réseau

L’assistant de police Stéphane Sanou ainsi que son collègue, tous en service à l’Unité d’intervention polyvalente de la police nationale (UIP/PN) avaient été agressés dans la nuit du 23 au 24 mai 2018 par des individus armés qui se déplaçaient sur deux motocyclettes dans le quartier Sinyiri de Ouagadougou. Une agression qui a coûté la vie à Stéphane Tiemtoré qui a été atteint par trois balles.

La police a une fois de plus fait un travail remarquable

Afin de mettre la main sur les auteurs de ce crime crapuleux, les éléments de la Brigade de recherches et d’intervention du Service régional de la police judiciaire de Ouagadougou et de la Brigade de recherches du Commissariat central de police de la ville de Ouagadougou ont immédiatement ouvert une enquête. Laquelle enquête a porté fruit, car ayant permis d’identifier, grâce à la collaboration de la population, les présumés auteurs de ce crime. Il s’agit d’un gang qui n’est pas à son premier forfait, car étant très bien connu des fichiers de la police comme des bandits de grand chemin, sévissant à Ouagadougou et dans les autres villes.

Le commissaire de police Honoré Kientega

Mode opératoire

Selon le commissaire de police Honoré Kientéga, pour commettre leur crime, ces bandits ciblaient d’abord les domiciles, les auberges où ils font irruption armés de pistolets automatiques, souvent cagoulés. Ils tiennent en respect les occupants, procèdent aux fouilles et s’emparent de tous les numéraires, des armes et souvent des vélomoteurs. «Selon le degré de résistance de leurs victimes, ils font usage de leurs armes à feu», a révélé le commissaire Kientéga. Les engins à deux roues volés sont remis à des receleurs dont la spécialité est de procéder à la falsification des numéros de séries et à l’établissement de fausses cartes grises avant d’être écoulés sur le marché.

Ce gang compte à son actif, à entendre le commissaire de police Honoré Kintéga, plusieurs cas de vols à main armée dans la ville de Ouagadougou et ses périphéries.

Quelques exemples de leurs exactions

Ismaël Ilboudo, comptable domicilié à Borgo, a été victime d’un braquage perpétré par cette bande à son domicile dans la nuit du 23 mai aux environs de 21h. Deux sacs à main dame, un sac-à-dos et quatre téléphones ont été emportés.

Une partie du butin

Dans la même nuit, l’assistant de police Stéphane Tiemtoré et son collègue ont été également agressés par arme à feu. Dans la nuit du 23 février 2014, Noufou Ouédraogo, commerçant domicilié au secteur 16 de Ouagadougou, a aussi été victime d’un braquage perpétré par cette bande à son domicile. Une somme de 100 millions de FCFA, 14 kilogrammes d’or d’une valeur de 300 millions de Francs, sept téléphones et son pistolet de marque FATHIS ont été emportés.

En plus de cela, dans la nuit du 8 au 9 décembre 2013, Koré, un personnel de la défense, a été victime de vol avec effraction à son domicile. Son pistolet de service, le second chargeur, un appareil numérique de marque Samsung ont été emportés et retrouvés dans les mains de la bande.

Madina Belemviré

Encadré

Les membres du gang

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