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Problèmes sanitaires: le SYNTSHA interpelle le gouvernement sur la gestion des services de santé

Le Syndicat des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA) a tenu une conférence de presse ce jeudi 12 avril 2018 à la Bourse du travail. Cette rencontre avec les hommes des médias a pour objectif d’interpeller le gouvernement sur la situation des services de santé et de l’inviter à prendre surtout des mesures diligentes pour un fonctionnement optimum des formations sanitaires du pays.

Le présidium lors de la conférence de presse du SYNTSHA

«Le CHU-YO, hôpital de dernière référence du pays, est aujourd’hui l’ombre de lui-même. Les services manquent de tout, y compris parfois du minimum, les pannes fréquentes d’équipements, les ruptures des consommables et des réactifs qui sont le lot quotidien des services». Ceci est le point de vue du Syndicat des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA) après avoir procédé à un récapitulatif de la situation à l’hôpital Yalgado Ouédraogo.

Selon le secrétaire général du SYNTSHA, Pissyamba Ouédraogo, l’hôpital est en «mort lente». En effet, à l’en croire, le CHU- YO n’arrive plus à répondre aux attentes de son service dans les soins, l’enseignement, la formation et la recherche. «Le service manque de matériel, la capacité d’accueil est réduite avec pour conséquence l’hospitalisation des malades dans les couloirs qui est remarquable dans tous les services d’urgences médicales, pédiatriques, chirurgicales et gynéco-obstétricales, sans compter les pannes dans les services d’imagerie médicale et des laboratoires qui se sont empirées avec les inondations de 2009».

Les journalistes présents à la conférence de presse du SYNTSHA

De ce qui précède, souligne le SG du SYNTSHA, il apparaît clairement que l’attitude complaisante et partisane des autorités à tous les niveaux demeure le principal facteur aggravant de la crise. C’est à ce titre, ajoute-il, qu’elles portent l’entière responsabilité des conséquences qui en découlent. C’est pourquoi le SYNTSHA dénonce:

  • la démission dans les faits du gouvernement à l’égard de la santé des populations notamment des problèmes paralysant le CHU-YO, qui se traduisent par la baisse d’année en année des ressources mises à la disposition des hôpitaux et des districts sanitaires;
  •  les atteintes aux libertés démocratiques et syndicales;
  • l’impunité des auteurs de mauvaise gouvernance des services de santé humaine et animale.

Le SYNTSHA exige la prise de mesures diligentes pour un fonctionnement optimum des centres sanitaires tels que le CHU-YO et les services des ressources animales, l’annulation des décisions de nominations de nouveaux Infirmiers-chefs de poste (ICP) pour le maintien des anciens injustement relevés de leurs fonctions, l’arrêt de toute tracasserie ou manœuvre vindicative à l’encontre du SYNTSHA et de ses militants.

Pour apporter une solution dans les centres de santé, Pissyamba Ouédraogo et ses camarades appellent le gouvernement à une mise en œuvre concrète du protocole d’accord gouvernement-syndicat du 13 mars 2017 et invite les travailleurs à rester mobilisés pour défendre le démantèlement de leur syndicat.

Omar Idogo

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