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Procès Madi Ouédraogo: Pascal Zaida accuse la justice militaire de l’avoir bâclé

Le Cadre d’expression démocratique (CED) a invité la justice militaire à rendre une justice équitable pour les dossiers en cours, en l’occurrence le procès des présumés putschistes, vu le verdict du procès Madi Ouédraogo qui a été «bâclé» selon son coordonnateur. C’était le mercredi 25 janvier 2017 à Ouagadougou.

Le CED a invité la justice militaire à rendre une justice équitable dans le prochain procès sur les présumés putschistes
Le CED a invité la justice militaire à rendre une justice équitable dans le prochain procès sur les présumés putschistes

«Nous invitons la justice militaire à rendre une justice équitable sur le procès des présumés putschistes en cours, un procès il ne s’agira pas de faire  wassa wassa pour condamner des adversaires politiques ou ceux qui refusent de rentrer dans les rangs», a indiqué le coordonnateur national du CED, Pascal Zaida, qui a affirmé que le procès Madi Ouédraogo montre que la justice burkinabè n’est pas exempte de tout reproche. «Pourquoi refuser de laisser comparaître les généraux Diendéré, Zagré et Zida et tous ceux dont les noms ont été cités?», s’est-il interrogé avant de confier. «Si on bâcle ce dossier, c’est que celui qui va suivre sera pire». Il a donc recommandé de retransmettre en direct à la télévision comme à la radio, le procès en cours.

Pascal zaida accuse la justice militaire d'avoir bâclé le procès Madi Ouédraogo
Pascal zaida accuse la justice militaire d’avoir bâclé le procès Madi Ouédraogo

Tout en souhaitant que tous les témoins et autres personnes cités dans le procès des présumés putschistes puissent s’exprimer librement au cours de ce procès, il a aussi demandé la suppression de la justice militaire qu’il accuse d’avoir «bâclé» le procès Madi Ouédraogo et de l’utiliser comme «procès test» pour jauger l’opinion nationale et internationale quant aux grands procès à venir. «Nous assistons à un procès politique dans un tribunal d’exception, car les autorités politiques veulent peut-être en finir avec ceux qui les dérangent», s’est convaincu M. Zaida qui a assuré que le CED n’est pas contre quelqu’un. «Nous voulons juste la manifestation de la justice», a-t-il dit.

A l’en croire, si le CED était animé d’un sentiment de tristesse dans le dossier du procès du 5 janvier dernier, il est d’autant plus scandalisé en constatant de façon manifeste une «justice sélective, prompte à envoyer au cachot uniquement des adversaires politiques». Il en veut pour preuve, l’affaire Dabo Boukari et d’autres cas de détournements et de malversations financières où certains barrons du pouvoir actuel mis en cause ne sont nullement inquiétés.

En tout état de cause, le CED par la voix de son coordonnateur donc averti qu’il va engager une action de veille pour prévenir toute tentative de justice à double vitesse ou «à la tête du client».

Madina Belemviré

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