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Processus de transition: Diakonia s’engage pour sa réussite

L’ONG Diakonia, en collaboration avec la coopération suédoise, organise, du 25 au 27 février 2015 à Ouagadougou, un atelier de réflexion sur les défis du processus de la Transition entamé au Burkina Faso. La cérémonie d’ouverture de cet atelier multi acteurs qui a eu lieu le mercredi 25 février 2015 a été présidée par Chériff Sy, président du CNT, assisté de Barthélemy Kéré, président de la CENI, et de Christina Margaret de la Coopération suédoise.

Le présidium à l’ouverture des travaux était composé de Chériff Sy, Barthélemy Kéré et de Margaret Christina
Le présidium à l’ouverture des travaux était composé de Chériff Sy, Barthélemy Kéré et de Margaret Christina

«Transition apaisée à une démocratie consolidée: veille démocratique et perspective électorale» est le thème de cet atelier qui enregistre la présence effective de sept pays d’Afrique de l’Ouest. A en croire le responsable pays de Diakonia, Luther Yaméogo, son organisation a procédé à une approche analytique des processus démocratiques et des exemples de transition réussie pour un partage d’expériences.
Partenaire permanent de l’ONG Diakonia, la Suède, par la voix de Christina Margaret, chef de la coopération suédoise au Burkina Faso, au vu des avancées notables et des succès engrangés par les composantes, fonde de grands espoirs sur le processus en cours au Burkina. «Je ne doute point de la capacité du peuple burkinabè à surpasser par la concertation de ses différences pour continuer à émerveiller le monde par sa maturité politique et son sens élevé de la responsabilité et de l’amour de la patrie» a-t-elle lancé.
Au four et au moulin en cette période transitoire, le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Barthélemy Kéré, n’a pas manqué de saluer cette initiative qui, selon lui, témoigne de la volonté des fils du Burkina Faso, de relever les défis présents pour un enracinement de la démocratie. Période de toutes les reformes, la transition politique en cours depuis octobre 2014, selon Me Kéré, a ouvert des fenêtres d’opportunités en termes de refondation démocratique, de réformes structurelles, mais surtout de renouvellement du champ politique qui se fait à travers les élections. Pour le patron de la CENI, la Transition, dont l’achèvement reste l’organisation d’élections générales devant permettre le retour à une vie constitutionnelle normale, doit entreprendre des initiatives, opérer des réformes institutionnelles, de telle sorte que les élections parviennent à réconcilier les Burkinabè pour une cohésion sociale.

Issus de domaines d’activités divers, les participants feront durant les 72 heures de travaux, des analyses pointues et des propositions pertinentes pour l’avancée de l’Etat de droit.
Issus de domaines d’activités divers, les participants feront durant les 72 heures de travaux, des analyses pointues et des propositions pertinentes pour l’avancée de l’Etat de droit.

Pour marquer l’ouverture des travaux, Chériff Sy, président du CNT et parrain de la présente cérémonie, à l’instar de ses prédécesseurs, saluera la tenue de cette rencontre qui, à son entendement, «consacre le dialogue multi acteurs comme principe fondamental pour traiter des grands problèmes qui se posent à nos pays dans un cadre fédérateur afin de partager des expériences en matière de gouvernance démocratique».
Pour le président du parlement de la Transition, le contexte politique burkinabè post insurrectionnel constitue un tremplin fertile à tous égards, au vu des promesses que recèle la Transition et des missions assignées à ses responsables. Dans les jours à venir, le Conseil national de la Transition, dans sa dynamique partenariale avec Diakonia, sera en conclave pour analyser le projet de révision du code électoral avant son adoption en plénière pour s’assurer qu’il reflète les aspirations de toutes les composantes, répond aux standards formels et institutionnels et garantit des mécanismes réalistes et réalisables.
Ainsi, durant les trois jours de travaux, plusieurs communications animées par d’éminents acteurs et professionnels des questions institutionnelles et politiques des droits humains seront servies à la centaine de participants présents à cet atelier.
W. DAVY

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