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Prochaine évaluation du Burkina en matière de droits humains: les OSC finalisent leur rapport

En avril 2018, le Burkina Faso passera devant le Conseil des droits de l’homme pour le troisième cycle de son Examen périodique universel (EPU). A l’occasion, un rapport émanant d’Organisations de la société (OSC) burkinabè devra être confronté à celui que le gouvernement présentera. Pour finaliser ce rapport et l’envoyer au Conseil des droits de l’homme avant le 5 octobre, les OSC actives en matière de droits humains dans notre pays, ont organisé un atelier de validation. La cérémonie d’ouverture de cet atelier est intervenue dans la matinée du mardi 26 septembre à Ouagadougou.

Présidium lors de la cérémonie d’ouverture de l’atelier, Urbain Yaméogo (droite)

A l’occasion, le président du Centre d’information et de formation en matière de droits humains en Afrique (CIFDHA), Urbain Yaméogo, a rappelé le processus suivi par une vingtaine d’OSC et qui a abouti à l’élaboration de quatre rapports thématiques. Et ce sont ces derniers qui doivent être fusionnés, au cours de l’atelier de ce 26 septembre, pour donner lieu au rapport définitif de dix pages maximum que les OSC soumettront au Conseil des droits de l’homme. Ce rapport est dit rapport alternatif, parce qu’il doit être confronté au rapport (validé il y a quelques jours) que le gouvernement burkinabé va présenter et défendre au cours de son examen. Un examen qui consistera à évaluer la situation des droits humains à la lumière des traités et autres textes internationaux ratifiés par le Burkina Faso.

Après cet atelier, interviendra très bientôt (avant le 5 octobre) l’envoi de ce rapport alternatif au Conseil des droits de l’homme. C’est du moins, ce qu’a annoncé Urbain Yaméogo qui a également laissé entendre qu’une rencontre officielle sera organisée avec les représentations diplomatiques dans notre pays. Il s’agira à occasion, précise M. Yaméogo, de présenter le contenu du rapport alternatif tel que définitivement bouclé, et de faire un lobbying auprès des ambassadeurs dont les pays seront représentés au cours de l’EPU et qui auront ainsi l’occasion d’évaluer le Burkina Faso. A la suite de cette rencontre de lobbying, interviendra, foi du président du CIFDHA, une large campagne de sensibilisation sur les recommandations contenues dans le rapport alternatif des OSC.

Ces recommandations que les OSC veulent faire endosser par le Conseil des droits de l’homme requièrent de l’Etat, entre autres,l’effectivité de l’éducation aux droits humains à tous les niveaux d’enseignement, la mise en œuvre des 133 recommandations qu’il a acceptées lors de son EPU en 2013 en rendant disponibles les indicateurs utilisés, la mise en place de la politique de détention catégorielle en consacrant la séparation entre prévenus (non encore jugés) et condamnés (jugés et condamnés à l’emprisonnement). Les OSC entendent également faire en sorte que le Conseil des droits de l’homme recommande à l’Etat burkinabè d’indemniser les victimes d’abus et/ou d’erreurs judiciaires, de rendre effectif le droit d’accès à l’information publique et aux documents administratifs par la mise en place et l’opérationnalisation de l’Autorité nationale d’accès à l’information publique (ANAIP).

Paangui Parè

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