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Programme d’urgence du CSC: les journalistes du Sahel formés au traitement de l’information sécuritaire

Le Conseil supérieur de la communication a organisé au profit des journalistes de la région du Sahel une session de formation dans le traitement de l’information sécuritaire. L’activité qui s’est tenue le 11 mai 2017 dans la salle de conférences de la Direction régionale des Etudes et de la planification (DREP) a été présidée par la première responsable de l’institution, Nathalie Somé.

Nathalie Somé, présidente du CSC
Nathalie Somé, présidente du CSC

Cette session de formation est la première de la série d’actions du genre que compte mener le Conseil supérieur de la communication dans le cadre du programme d’urgence «Médias et sécurité» lancé le 21 avril dernier. Elle a regroupé une vingtaine de journalistes venus des différentes localités de la région du Sahel. Dans son allocution d’ouverture, la présidente du CSC a rappelé que «les médias jouent un rôle important en matière d’information, de sensibilisation et de formation des citoyens.» Pour éviter des dérives pouvant occasionner une cascade de nuisance à notre nation, ajoute-t-elle, «il est impératif que les hommes de médias soient bien outillés sur la problématique du terrorisme.»

Les bénéficiaires de la formation
Les bénéficiaires de la formation

A Dori, les hommes et femmes de médias ont, au cours de la journée du 11 mai 2017, bénéficié de communications de grande portée qui devraient permettre de réorienter le traitement de l’information sécuritaire. En introduction de la formation, Justin Tionon, chargé de mission au CSC, a rappelé les règles établies en matière de traitement de l’information en général et de l’information d’ordre sécuritaire en particulier. Le souci d’informer du journaliste se heurte souvent à la nécessaire réserve des Forces de défense et de sécurité, eux qui ont besoin souvent de l’effet de surprise pour assurer une réussite à leurs actions.

Dans sa communication le Capitaine Hervé Yé, chargé de communication de la Gendarmerie nationale, a relevé que journaliste et Force de défense et de sécurité ont chacun un grand rôle mais des méthodes divergentes. Seule une collaboration étroite fera naître entre ces deux corps de métier une collaboration qui sera d’un grand profit à toute la nation. Avec le communicateur, les participants ont appréhendé la notion d’information à caractère stratégique et le secret militaire. L’on retiendra que l’information à caractère stratégique va au-delà des aspects militaires et concerne globalement toute information de nature à mettre en péril la nation ou ses intérêts si elle était connue de personnes mal intentionnées.

En fin de session, la communication de Docteur Walilaï Kindo a permis aux journalistes d’appréhender les bases de l’islam et de s’imprégner de certaines notions fréquemment évoquées dans les sujets liés au terrorisme. L’islam, le djihad, le terrorisme… ont été développés dans ladite communication. Dr Kindo, concluant sa communication, a exhorté les hommes et femmes de médias à faire usage des termes exacts dans leurs différentes productions pour ne pas verser dans l’apologie du terrorisme. Par exemple le terme «Djihadiste» devrait être délaissé au profit de «terroriste» car ce n’est point un acte de djihad que de tuer aveuglement des innocents.

Les formations sur le traitement de l’information sécuritaire ont été réclamées par les journalistes lors des rencontres de concertation du CSC. En mettant en œuvre le programme d’urgence «Médias et sécurité», le CSC escompte un meilleur traitement de l’information respectueux des règles et qui ne fait pas le lit du terrorisme. Les prochaines actions se poursuivront pour les régions restantes à l’issue des élections municipales du 28 mai 2017.

La direction de la communication et de relations publiques

Encadré: le point de vue de Nathalie Somé sur le rapport de l’ASCE-LC dont l’Évènement a parlé

La présidente du CSC a saisi l'opportunité pour s'exprimer sure les 87%
La présidente du CSC a saisi l’opportunité pour s’exprimer sur les malversations à hauteur de 87,5% , évoqué par le journal l’Evènement

En marge de la session de formation des journalistes de la région du Sahel tenue le Jeudi 11 Mai 2017 à Dori, la Présidente du CSC, Nathalie Somé a réagi à la dernière parution du Journal l’Évènement qui fait état de malversation à hauteur de 87 pour cent du budget des élections de 2015.

Je pense que vous auriez dû directement poser la question à l’Autorité Supérieure de Contrôle d’Etat et de Lutte contre la Corruption (ASCE-LC). Mais, je vais juste faire remarquer ceci: Ils ont dit que ce sont des malversations à hauteur de 87,5% sur le budget alloué par l’Etat pour organiser au mieux la couverture médiatique des élections couplées législatives et présidentielle de 2015. Vous pensez qu’on peut faire des malversations de cette hauteur là, et pouvoir organiser les élections? Si ma mémoire est bonne; il n’y a pas cette autorité nationale ou internationale qui n’ait félicité le CSC pour la couverture médiatique de ces élections. En tout cas, il y’a eu une mention honorable qui nous a été faite et même le président de la Transition à l’époque, Michel Kafando n’a pas manqué de féliciter officiellement les médias pour la bonne tenue de la couverture médiatique de ces élections.

Je suis vraiment étonnée de ce taux, et c’est pour ça je dis que l’ASCE pourrait mieux l’expliquer, sinon à mon sens cela ne s’explique pas. Au-delà même des félicitations que nous avons reçues de façon globale et de la part de la communauté internationale, pour ceux qui sont venus faire l’observation de ces élections, nous avons reçu des diplomates, des représentants de la société civile qui sont venus nous féliciter. Je ne sais pas à quoi ce résultat de l’enquête de l’ASCE tient, et je pense que l’ASCE est mieux habilité pour dire de quoi ça retourne.

Un commentaire

  1.  » … Au-delà même des félicitations que nous avons reçues de façon globale et de la part de la communauté internationale, pour ceux qui sont venus faire l’observation de ces élections, nous avons reçu des diplomates, des représentants de la société civile qui sont venus nous féliciter. Je ne sais pas à quoi ce résultat de l’enquête de l’ASCE tient, et je pense que l’ASCE est mieux habilité pour dire de quoi ça retourne » », dixit Mme la Présidente du CSC.

    Le fond peut-il ou doit-il faire ignorer la forme? Les résultats obtenus et les félicitations reçues de personnes qui ne se sont pas préoccupées de procédures doivent-ils être un quitus pour bonne gestion? En fait chacun est dans son rôle. L’ASCE/LC a pour mission de vérifier si la gestion financière des fonds alloués a suivi les normes et procédures y afférentes. Juste un morceau choisi du rapport de l’ASCE/LC publié dans le journal Événementiel N0 349 du 10 mai 2017:  » Le matériel de mesure de champs existant au CSC est antérieur aux élections couplées de novembre 2015 alors qu’un marché a été contracté en 2015 pour l’achat dudit matériel … d’un montant de 90 millions. …. Le matériel présenté à la mission par le Directeur de l’Informatique et des Technologies, a été acquis en 2012″. De toute évidence, le CSC a encore et surtout besoin de félicitations de l’Autorité de Contrôle, l’ASCE/LC, pour obtenir le Brevet de Bonne Gestion ayant abouti à des résultats hautement appréciables. Aux dernières nouvelles, la gendarmerie serait entrée en action et des enquêtes plus approfondies sont en cours. Il ne nous reste qu’à nourrir l’espoir qu’à l’issue de tout ce processus, le CSC obtiendra son Brevet de ‘ALL CLEAR’

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