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Promotion du Faso danfani: quand le président Roch va au-delà des discours

Tant au début de son mandat…

Notre culture est le fondement de notre mode de vie. Dans ce sens, s’habiller d’un certain style est non seulement une option préférentielle, mais aussi une invite à vivre autrement. L’habillement, c’est la culture. L’habillement porte l’image d’un pays dans le monde. Au-delà de la beauté, l’habillement c’est également l’économie en ce sens qu’il génère beaucoup d’emplois. C’est fort de ces convictions que le président Roch Marc Christian Kaboré, le Premier ministre et certains membres de son gouvernement ainsi que des députés ne cessent de valoriser le Faso danfani tant au plan national que lors de leurs différents déplacements à l’étranger.

Cette promotion du Faso danfani par les autorités du pays depuis leur accession au pouvoir mérite d’être saluée et encouragée. Car à travers la promotion de ce tissu particulier et culturel, du cotonculteur au commerçant qui vent ce pagne, chacun y gagne. Qui plus est, nous montrons aux autres ce que les Burkinabè sont capables de faire.

Le défunt Salifou Diallo aimait aussi s’habiller en tenue de son terroir
…que présentement, le couple Kaboré et au-delà, les autorités actuelles font la promotion du Faso danfani

Pagne traditionnel tissé à base de coton local, qui signifie littéralement «pagne tissé de la patrie» en langue dioula, le président Thomas Sankara l’avait érigé en un des symboles de sa révolution.

Porté par des générations de Burkinabè, il a connu un vrai essor sous le Conseil national de la révolution (CNR) car Thomas Sankara avait vu dans ce tissu le moyen de promouvoir et l’émancipation des femmes (grâce aux revenus du tissage) et le développement des productions nationales.

Le président Kaboré et son épouse, entre autres, sont aujourd’hui les promoteurs convaincus du Faso danfani au-delà de nos frontières. Ainsi, lors de leurs déplacements aux Sommets à l’UA ou à l’ONU, ils l’arborent fièrement et sont distinctifs sur les clichés des paparazzis.

Le Premier ministre Paul Kaba Thiéba l’a adopté
Le nouveau président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé, est également un fan de ce pagne traditionnel

Le regretté Salifou Diallo, le ministre d’Etat Simon Compaoré, le Premier ministre Paul Kaba Thiéba, pour ne citer ceux-là donnent régulièrement de la visibilité au Burkina par leurs tenues vestimentaires – essentiellement du Faso danfani – produites par les maîtres artisans de notre pays. Sans chercher à épater qui que ce soit, il est difficile de ne pas voir en ces apparitions publiques de nos autorités bien habillées en Faso danfani, une conviction et le secret espoir de vendre un pan de notre culture.

Comme chacun peut l’interpréter à sa façon, permettez que nous y lisions également un message selon lequel c’est bien par la valorisation des produits locaux que les populations burkinabè vont assurer leur développement, en toute responsabilité.

Si Thomas Sankara en avait fait un mot d’ordre patriotique pendant sa révolution par le slogan «produisons et consommons burkinabè», aujourd’hui, chaque Burkinabè devrait librement se convaincre davantage que le port du Faso danfani participe de la valorisation de la production locale et donc promeut notre économie. Une fois cette foi enracinée, il importera au Pays des Hommes intègres de se doter d’un plan marketing fort et d’une stratégie adaptée afin d’imposer notre label ici et ailleurs. Un autre défi que le ministère de la Culture devra relever les années à venir.

Théophile MONE

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